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Old May 24th, 2012   #1
Freya von Asgard
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Default Pour la résurgence d’une figure paragdimatique : le héros

Nous vivons à une époque de grande aliénation morale, tant il est incontestable que suels de puissants intérêts économiques nous dirigent. Pour que ceux-ci puissent continuer à croître, ils n'ont besoin que d'une chose : transformer la masse des individus en troupeau, le citoyen devenant une unité docile, ne réagissant qu'en fonction de la volonté et des avantages des bergers, conditionné par le festivisme, ce mode de fonctionnement des sociétés occidentales avancées. L’ambiance “festiviste” produit une société fonctionnant uniquement sur le mode de la fiction médiatique, et la télévision avec ses émissions universelles brouille toutes les frontières et annonce un amalgame planétaire de promiscuité raciale et d’indifférenciation ethnique, sous le signe de l’infantilisme : avilissement et destruction de la personnalité sont à l'ordre du jour, et la passivité a gagné la plupart d'entre nous.

Qu'en est-il des réactions éventuelles ? Qu'entend-t-on le plus souvent ? “Laisse tomber”, “c'est un mauvais moment à passer”, “c'est pas nous qui allons sau*ver le monde ?”, “il y a pire”, “on est bien comme ça”, etc... Et ceux qui tentent de réagir ? Des mots vains, quelques injures au politicien qui apparaît sur le petit écran en attendant le match de foot ou le jeu télévisé avec ses cadeaux ... la voie suivie aujourd'hui par l'humanité est celle du martyr ; celui qui baisse la tête, parce qu'il a été ainsi éduqué par sa reli*gion, ses gouvernants, son école, ses parents. Mais est-ce que cela a toujours été ainsi et plus particulièrement dans nos contrées païennes ? Qui a quelques connaissances historiques et un peu d'esprit critique sait que la civilisation qui, à une époque, a régné sur cette terre hellène ne se fondait pas sur l'exemple du martyr et de l'esclave mais sur celle du héros qui, comme une flamme, se cache dans chacun d'entre nous et ne se transforme que rarement de nos jours en feu pour réchauf*fer, éclairer, brûler et se consumer : le surhomme.

L'hellénisme et la civilisation européenne en général ne se sont pas fondés sur la notion de masse comme d'autres civilisa*tions antiques pour bâtir le monde contemporain mais au contraire sur celle de la personne; nos ancêtres pré-chrétiens adoraient les héros comme des Dieux. Pour eux, il n'y avait pas de gouffre entre l'Homme et le Dieu et chaque Cité hellène honorait certains de ses morts comme des Déités. Ainsi, Athènes honorait Thésée et Cecrops, Sparte Castor et Pollux, les frères jumeaux d'Hélène et Clytemnestre, Thèbes Kadmos, la Théssalie Jason, l'Étolie Méléagre, la Crête Minos, Corinthe Belléphoron. . . les héros, mythiques ou historiques représentaient des exemples moraux et chaque Cité-État avait les siens exactement comme les saints patrons par la suite. Ils se réveillaient de leur profond sommeil et apparaissaient dans des circonstances de crise pour sauver leur cité chérie d'un danger qui les menaçait. Ainsi, Thésée apparut aux Athéniens avant la bataille de Marathon, et la légende dit que les Galates furent mis en déroute à Delphes par le fantôme de Néoptolème, fils d'Achille.

Vivant à une époque de relâchement et de dégénérescence des cons*ciences, la mise en relief de ces particularités va nous fournir des armes qui nous permettront de lutter contre l'aliénation menaçant de toutes parts : ainsi, le premier caractère du héros est son individualité absolue. Il n'est jamais intégré dans la masse et fait fi du « Vox populi, vox dei », ne suivant les réac*tions et les désirs du vulgus pecum. Sa volonté est exclusivement la sienne et, s'il doit être influencé par une quelconque obligation morale, il le fait sciemment, conscient des limites qu'il s'impose : l'héroïsme ne peut se développer au sein d'une société théocratique ou absolutiste.

L'héroïsme s'oppose aux acquis : second caractère, le héros aime le changement. Sans évolution, quelque chose dort en nous et ne se réveille que rarement. Bien qu'il contribue à l'instauration de l'ordre au sein d'une société chaotique, lui-même préfère le désordre et l'incertitude. L'héroïsme tel un aiguillon s'oppose aux acquis, refuse le compromis, secoue les fondements squameux et stagnants d'une collectivité. Tout est perpé*tuel mouvement – comme disait Héraclite « On ne se baigne jamais deux fois dans le même fleuve » - et toute société figée, sans héros pour la sortir de son marasme est à plus ou moins long terme vouée à disparaître. C'est ce qui est arrivé aux anciens Égyptiens : durant des millénaires ils ont bâti une civilisation dont les vestiges sont encore visibles aujourd'hui. Cependant, leur système despotique et théocratique étouffait toute individualité. Qui peut nous citer un grand héros égyptien ? Quelqu'un — à l'exception des pharaons — qui, dans un éclat d'individualité ait fait évoluer l'Histoire ?... Qu'en est-il advenu de cette brillante civilisation ? Elle est enterrée sous les sables de l'Histoire, faute de héros. Et la civilisation européenne eut subie le même sort sous le joug catholique sans Luther.

Les modèles de références de nos ancêtres étaient leurs propres Dieux. Les Olympiens, les Dieux des Celtes et ceux des Scandinaves étaient eux-mêmes des héros, c'est-à-dire des êtres qui luttaient contre leur propre destinée, se battant comme les Hommes, avec leurs défauts et leurs qualités, à la recherche de leur propre éveil. Mais les religions étrangères s'abattirent sur un empire romain décadent dont l'absolutisme démentiel s'était attelé à supprimer toute forme d'individualité et à niveler les membres de la société. Dès le début, le modèle du héros fut remplacé par celui du martyr. Celui de l'individu qui se donne à une collectivité souveraine, un Dieu, un Gouvernement, un Empereur. L'exemple de celui qui vit et meurt sans se poser de questions, ne remet pas en cause les Dogmes qui lui sont imposés, croyant aveuglé*ment et se remettant à d'autres pour son salut, sa protection et sa sécurité. Il ne faut donc jamais confondre héros et martyr . Le héros se bat jusqu'à son dernier souffle, ne rend ja*mais les armes, ne subit pas passivement son destin : le SS français de la Division Charlemagne en est le dernier exemple connu, car son principal souci consista à valoriser l'immortalité de son âme, à la perfectionner au fil des luttes afin de gagner sa place parmi les Dieux et ce, sans l'aide de personne. On en parlera encore dans mille ans : le Reich est éternel, car son royaume n'est plus de ce monde.

Le héros sait pertinemment que le combat est inhérent à la nature humaine, qu'il ne peut y avoir de progrès sans les contraires - Héraclite là encore : « Sans l'espérance, on ne trouvera pas l'inespéré, qui est introuvable et inaccessible ». Il ne s'avoue jamais vaincu même s'il sait que tout est perdu d'avance. Il place sa dignité et son honneur au-dessus des problèmes quoti*diens. Ainsi, Achille était conscient de son destin funeste s'il devait venger la mort de Patrocle mais cela ne l'a pas empêché de le faire. Cucchulainn, le plus grand des Héros irlandais n'a pas hésité à prendre les armes alors même que son druide-ins*tructeur lui avait prédit qu'il allait connaître la gloire et la grandeur mais qu'il allait en mourir avant que ne lui pousse un seul cheveu blanc sur la tête. Lorsque le dragon Fafnir, agonisant, menace Siegfried de sa malédiction, ce dernier lui répondit que bien que chacun voulut garder ses trésors pour toujours, l'heure de la mort arrivait pour tous. Ils sont tous héros, c'est-à-dire Hommes capables de défier leur destin et mêmes les Dieux s'ils pensent avoir raison, ou si une obligation morale le leur com*mande.

Le héros vient en aide aux faibles et aux vieillards mais ne supporte ni les fainéants, ni les profiteurs et les voleurs : il les considère comme des “fardeaux de la terre”, un poids pour la Terre-Mère – du déchet social. Il sait être courageux face au danger et patient devant les difficul*tés de la vie quotidienne, sans pour autant rechercher l'affliction et l'adversité. Il sait profiter des joies de la vie là où il les trouve, en écoutant une chanson, après l'amour, devant un endroit idyllique ou l'hilarité d'un enfant par ce qu'il sait que chaque instant est unique et qu'il ne se reproduira peut-être jamais, Mais il se révèlera très souvent incapable d’avoir un famille stable, un foyer pérenne, car il trop dévoué à une cause et a trop besoin de changement et d’Absolu. Il sait rire de ses propres malheurs, car le rire est comme le vent qui chasse les nuages de la misère et du défaitisme. Il essaie de résoudre seul ses problèmes tout en respectant la Nature qu'il considère comme vivante et sacrée.

Les Anciens Dieux n'étaient pas invincibles, ni savants ni modèles de bonté, et cela les rapprochait des humains par rapport au Démiurge souverain, sans visage et inapprochable. Ces anciens Dieux ne prodiguaient pas que des faveurs, et surtout ne considéraient pas tous les individus de la même façon. Ce n'est que grâce à son propre degré d'éveil que l'Homme pouvait atteindre l'Olympe, le Walhalla ou les Iles des Bienheureux. Les autres entamaient la descente dans le monde d'en bas dans l'attente de leur prochaine réincarnation et tenter à nouveau de se détacher de ce cycle infernal en accédant à la divination. Avec l'avènement du christianisme, le serviteur fut mis au même pied d'égalité que le maître et, pire encore, le héros fut considéré comme un Homme ordinaire. Le régime totalitaire de l'ancienne et de la nouvelle Rome ne pouvait fonctionner autrement. Tous devaient être égaux sous la férule du Régime, de l'Empereur et de Dieu. Les conséquences ne se firent point attendre : chaque science ou philosophie contraires au dogmes ambiants furent éradiquées, toute re*cherche de la Beauté considérée comme un tabou : qu’il s’agisse de la destruction des statues païennes au IV° siècle par la populace chrétienne , ou les autodafés de sorcières du XII° au XVIII° siècle, à 80% c’est le corps féminin qui fut visé. Toute liberté de pensée et de choix fut condamnée. Les guerres des anciens fondées sur les mises en valeur individuelles et qui pouvaient être comparées à des scènes théâ*trales ont cédé la place aux guerres d'intérêts ou de religions, inconnues jusqu'alors et qui ont tant fait couler de sang sur notre vieux continent. Le héros guerrier céda la place au combattant sans volonté, simple pion au service d'un stratège qui, autre*fois, dirigeait les combats sur le terrain, aujourd'hui, du fond d'une salle, entouré de spécialistes en guerres de tous genres, dé*cide des batailles en se fondant sur des chiffres, des statistiques et des comparaisons. Le citoyen inconscient a, depuis fort longtemps, perdu son identité à l'exception d'un pseudo-droit ou obligation de voter de temps en temps pour ceux qui le domi*nent, sans pour autant qu'il puisse réellement s'exprimer sur la manière dont il est gouverné. L'agriculteur, l'artisan, le philo*sophe se sont mués en unités de consommation, qui doivent acheter de plus en plus en suivant les prescriptions de la publi*cité et du marché, indifférents à la catastrophe écologique qui se produit autour d'eux.


Maintenant le plus important : les traditions euro*péennes pré-chrétiennes regorgent d'héroïnes : la Béotienne Atalante tue les 2 centaures qui avaient tenté de la violer, participe à l'expédition des Argonautes et est la première à toucher le sanglier de Calydon au cours d'une chasse ; la reine Kathe initie Cuchulainn à l'art de la guerre, celle des Iceni de Grande-Bretagne, Boudicca (Bodicée) “la victorieuse”, condui*t son armée contre l'envahisseur romain et met hors de combat de nombreuses légions.
Tacite racontait que les femmes germaniques combattaient aux côtés de leurs hommes. Les Déesses étaient, dans l'antiquité, aussi nombreuses que les Dieux et étaient honorées et adorées avec la même ferveur. Cependant, le fait de tenir.une épée et de combattre comme un homme ne suffit pas pour faire d'une femme une héroïne, et par là elle est plus que le héros mâle : c'est Antigone qui représente le modèle le plus significatif de l'héroine qui ne renonça ni à son dévouement ni à sa grandeur d'âme pour lutter contre le pouvoir en place tout en sachant qu'elle allait connaître une fin atroce. Mais avec l'avènement d'un système sémite, le christianisme, étranger à l'âme européenne, la femme a été transformée en simple ob*jet sexuel et de procréation. Il importe aujourd'hui d'achever d'abattre les vestiges de cette mentalité.

L'acte sexuel, ce cadeau des Dieux, cette communion des corps et des esprits, tel un feu ardent, a été transformé par le christianisme en péché, en déprava*tion - même si quotidiennement il est utilisé pour placer toutes sortes de produits auprès de téléspectateurs décérébrés jusqu'à leur dicter des modes de comportements – la fameuse « mode ». L'Homme sain, qui était en contact permanent avec ses Dieux, eut soudain, et a toujours, besoin d'intermédiaires, de “représentants de Dieu” sur Terre auto-proclamés - hier les curés, aujourd'hui les psychiatres ou les chroniqueurs radio - sous la menace permanente d'une damnation éternelle s'il lui venait à l'idée de douter ou de contester les dogmes en place. L'acception même de la notion de héros a été déformée de la façon la plus lamentable qui soit, utilisée qu’elle est de nos jours pour décrire des individus - de préférence chromatodermes - qui ne savent pas placer correctement trois mots mais se contentent simplement de planter quelques ballons dans des filets ou des paniers, vêtus comme des publicités ambulantes aux couleurs des généreux sponsors qui les financent. Les anciens Olympiens concouraient pour la gloire et un rameau d'olivier, les “héros” d'aujourd'hui pour la belle voiture que leur offrira le Président ainsi que les nouveaux et juteux contrats qui les attendent. Pis encore, quelquefois c’est un taré congénital qui est présenté comme nouveau « héros » comme dans le film « Le huitième jour », ou un dégénéré biologique comme dans « Les nuits fauves » de Cyril Collard, ou la figure du truand dans ce qu’il a de plus crapuleux dès les premiers romans d’Albert Simonin en 1953.


Et aujourd'hui, qui pourrait être considéré comme héros ? Le salarié qui refuse de contribuer à s'enrichir sur le dos des autres tout en sachant qu'il risque de perdre son emploi, la mère qui élève seule son enfant et affronte avec fierté les ragots du voisinage, celui qui éteint sa télévision pour lire un livre ou écouter de la musique, la femme dé*cidant d'entreprendre des études dans une école qui n'admettait auparavant que des hommes... l'héroïsme d'aujourd'hui est devenu bien pâle, qui ne se reconnaît qu'à ces petites et grandes choses de la vie quotidienne... mais pour l'instant il faut s'en contenter, puisque tout est à rebâtir. Je me flatte d'être un exemple vivant de l'héroïne moderne : je passe mon temps libre à me cultiver, puis à répandre mes idées autour de moi. Mes écrits se veulent constructifs, car trop sur le Net se réduisent à des tissus de plaintes et d'imprécations - justifiées, certes, mais stériles en soi. Souvent vilipendée, le ne m’en inquiète guère car sachant au plus profond de moi-même que lorsque quelques siècles auront passé, les historiens et archéologues d’alors, en présence de tant de récits contradictoires à mon sujet, douteront peut-être - comme certains de mes lecteurs - de mon existence, comme beaucoup doutent de celle de Bouddha, ou d’Hercule, et ne verront en moi que quelque mythe solaire, ou une actualisation de celui d’Omphale. Ils se contenteront toutefois aisément de cette incertitude, car mieux initiés que les hommes d’aujourd’hui, ils sauront que l’histoire ne peut guère éterniser que des mythes – car défiant l’éternité , je serai devenue une légende.

Et n’en suis-je pas déjà une ?
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Old August 1st, 2012   #2
Leyla de Aragón
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Default L'aphroditisme, religion Blanche du Troisième Millénaire

Historiquement, le christianisme a une matrice “molochiste”, c'est-à-dire une religiosité mettant le sacrifice humain à l'avant-plan, de même que le cannibalisme sublimé en théophagie. Le christianisme a pour caractéristique majeure d'être une religion de l'esprit, opposée à la chair et au monde, tenus pour vecteurs et réceptacles du “péché” et du “diable”. De ce dualisme découlent tous les fanatismes entachant l'histoire du christianisme : le dieu des chrétiens est un avatar de Chronos, du Moloch, divinité terrifiante et dévorante. Or l'essence de l'hellénisme a précisément été de se débarrasser de ce dieu Chronos, qui massacrait ses enfants, et de fonder un panthéon de dieux et de génies, reflets de la nature européenne, de sa beauté, de sa noblesse et de sa richesse. Le christianisme est un retour de Kronos, qui avait été démis de ses fonctions par les Anciens Grecs : c’est donc une religion régressive.

Par ailleurs, si le christianisme est issu d'une matrice judaïque, le judaïsme n'est pas responsable des débordements du christianisme, et c'est même à cause de ces débordements qu’il l’a rejeté le christianisme. Le judaïsme s'est constitué en se libérant du molochisme primitif, propre de l'hébraïsme, lors de la captivité à Babylone, au VIème siècle av J-C. Mais ce que l’on omet trop souvent de préciser, c’est que furent principalement déportées les hautes castes du peuple juif, ses élites religieuse, politique et économique, et non la population rurale! Il y eut donc rupture de la trame historique et de toutes traditions locales pour ces élites, puis renouement de cette trame par une génération née hors de sa patrie et comprenant à peine la langue de ses pères lorsque l’empereur des Perses Cyrus II les libéra en 538 av J-C. : et c’est là que le prêtre-scribe Esdras apporta devant le peuple assemblé le livre de la Loi nouvelle, prétendument « Loi de Moïse », la Thora, dont la lecture permet d’apprécier la haute signification de l'exil pour le développement ultérieur de la mentalité juive. Sans la captivité, le judaïsme authentique, religion de déracinés, ne serait jamais devenu viable : ces prêtres étaient retournés à Jérusalem sous la conduite d'un préfet perse, qui avait reçu pour instructions précises de favoriser les prêtres et de réprimer toute velléité d'ambition politique. Mais prêtres et en scribes ne parvenant pas à imposer la nouvelle religion au peuple hébreu en remplacement des cruels Milkom, Moloch, ou Baal, l'échanson du roi Artaxerxès, Néhémie, muni de pouvoirs dictatoriaux, fut dépêché pour les y aider et le judaïsme fut alors imposé aux Hébreux : cette religion d’un Dieu qui « méprise les fêtes » (Amos 5 :21) et « ne prend aucun plaisir aux holocaustes » (Amos 5 :22) et dit «Celui qui immole un boeuf est comme celui qui tuerait un homme, Celui qui sacrifie un agneau est comme celui qui romprait la nuque à un chien, Celui qui présente une offrande est comme celui qui répandrait du sang de porc(…) Celui qui brûle de l'encens est comme celui qui adorerait des idoles ; Tous ceux-là se complaisent dans leurs voies, Et leur âme trouve du plaisir dans leurs abominations » (Isaïe 66-3)

Il importe donc de faire une distinction historique entre “l'hébraïsme”, marqué par le molochisme, et le “judaïsme” qui s'en est affranchi, de la même façon que les Grecs s'étaient débarrassés de Kronos. Jehovah prend donc le relais de Moloch, vieux dieu hébraïque du feu et de la destruction. Le judaïsme, dans cette perspective, est un adoucissement, comme le prouvent les rites de la Pessah, la Pâque juive, où l'on sacrifie des agneaux et non plus des jeunes enfants, à la façon du molochisme . Ainsi le christianisme apparaît comme une secte juive voulant le retour des vieux cultes : celui de certains saints du christianisme primitif, dont Polycarpe, Saturnin, Sylvestre, Léonard, Eleuthère, Eustache, Janvier, Victor de Milan, Juliette, Blandine, Tryphène, Perpetua, Pélagie, Theodata, présente, dans son imagerie, taureaux et fours de Moloch, soi-disant indications du martyre subi mais en réalité expressions du culte du feu et des fours. Certains éléments de notre folklore indiquent eux aussi, la trace de ce culte molochiste du feu : les feux de la Saint-Jean, dans lesquels dans les campagnes d’autrefois on jetait de jeunes animaux, et la bûche de Noël sur laquelle figure un enfant Jésus en friandise. Sa transmutation moderne est le mythe mystificateur de l’ »holocauste» des camps nazis.

Par ailleurs, le Dieu des Chrétiens est souvent présenté comme amant, fiancé, époux, et cette désignation trahit le souvenir de sacrifices humains, les jeunes filles sacrifiées étant les fiancées de Dieu. Perses, Turcs et Arabes désignent la circoncision, succédané symbolique de l'immolation comme forme édulcorée du sacrifice des garçonnets, comme un “mariage”. Dans certains textes chrétiens anciens étaient opérée une distinction entre les baptêmes de sang, jugés supérieurs, et les baptêmes d'eau.

« après que Moïse eut déclaré à tout le peuple tous les commandements de la loi, il prit le sang des veaux et des boucs, avec de l'eau et de la laine écarlate, et de l'hysope, et en fit aspersion sur le livre lui-même et sur tout le peuple » - Hébreux 9 :19

« Jésus, Médiateur de la nouvelle alliance, et du sang de l'aspersion, qui prononce de meilleures choses que celui d'Abel» - Hébreux 12 :24

Il est donc faux de croire que le christianisme a humanisé les hommes : le christianisme est un retour du molochisme, qui a pour idée centrale le sacrifice du Golgotha, célébré symboliquement lors de chaque messe. Le rite chrétien fait place à l'anthropophagie/théophagie de l’ostie; et si le judaïsme avait abandonné toute idée de sacrifice humain, le christianisme réintroduit cette pratique, du moins en exaltant le sacrifice de Jésus ainsi que la résignation :

« Faites disparaître le vieux levain, afin que vous soyez une pâte nouvelle, puisque vous êtes sans levain, car Christ, notre Pâque, a été immolé » - Corinthines 5 :7

« Comme une brebis il a été conduit à la boucherie ; comme un agneau muet devant celui qui le tond, ainsi il n'ouvre pas la bouche » - Acte des Apôtres 8 :32

Certes le christianisme a perdu de sa superbe et de sa représentation, mais l’essentiel de son message s’est sécularisé et imprègne si bien les consciences que la plupart des individus, de manière plus ou moins volontariste ou inconsciente, suivent et propagent des valeurs chrétiennes : ainsi à l’idée de fraternité christique s’est substituée la notion d’égalité des êtres humains, et la notion du péché originel a engendré le mépris de la femme. De la Déclaration des Droits de l’Homme aux utopies pacifistes les plus ridicules, ce principe d’arasement métaphysique de toutes les différences a été décliné à l’envi dans nos sociétés modernes. Alors que la société païenne instaurait le règne hiérarchique des puissances institutionnelles, le christianisme a perverti et brouillé les cartes de la reconnaissance sociale. Privées de leurs ossatures rituelles les organisations castiques se sont effritées de l’intérieur, hallucinéees par le vertige grégaire du plus grand nombre à se réconforter en la croyance mutuelle de leur stricte identité égalitaire (bien entendu je parle là de l’esprit du christianisme, de son essence, du christianisme en tant que doxa donc, et non point de ses innombrables praxis, tel le catholicisme romain qui avait fait écrire à Charles Maurras qu’il nous « avait préservé de devenir chrétien »)

Mais ce n’est pas de la faute du christianisme s’il a eu raison du paganisme. Le christianisme était une religion d’esclaves, de même qu’aujourd’hui l’islam est celle de la sous-humanité immigrée, et lorsque les ilotes s’emparent du pouvoir, les maîtres n’ont qu’à s’en prendre à eux-mêmes de leurs propres faiblesses : l’appât du gain et du pouvoir avait obnubilé les élites païennes des deux premiers siècles de la Rome Antique. Devant l’immense concentration de richesses opérées il ne restait plus aux masses populaires que leurs deux yeux pour pleurer : le Christ donna une raison de vivre à leurs larmes. Ce ne sont pas les chrétiens qui ont tué l’Empire, c’est l’Empire qui a couvé les pupes du christianisme comme aujourd’hui l’Occident couve celles de l’islam --- tel l’oiseau qui préfère réchauffer l’œuf du serpent plutôt que le sien, et se fait dévorer le jour de l’éclosion en guise de tout remerciement. Et il est aussi inutile qu’intellectuellement malhonnête de rejeter la faute uniquement sur l’ennemi, comme si sa seule éradication devait permettre de retrouver notre âme : avant toute chose reconnaissons, puis corrigeons, nos faiblesses et nos lâchetés.

A l’antithèse entre « esprit » et « matière », caractéristique du judaïsme et de son sous-produit chrétien qui l’a porté à son paroxysme, nous opposerons une disposition à la sensualité qui contribuera à une union passionnelle de l’apollinien et du dionysiaque en un faisceau --- mot qui, je le rappelle, est la base étymologique de « fascisme » --- d’énergies séminales ; à la monothéique notion d’une Vérité immuable et paralysante comme le soleil du désert sémite, nous substituerons, sous l’égide du Soleil Aryen et de du Logo Vénusien, un Aphroditisme pluraliste qui par la variété des positions de l’acte sexuel symbolisera la richesse de notre culture héllénistique.


Notre paganisme sera érotique, idéologique et politique. De nos jours, l'universelle imbécillité, qui commande et qui mêle tout, confond avec la grossière sexualité ce qui est un art essentiellement d'élégance, de raffinement, de sublimation : l'érotisme, transfert du matérialisme à la spiritualité, du réel au surréel ; l’Aphroditisme ne représentera pas une femme réelle mais la féminité érotique de l’Europe dans son originalité mythologique. L'érotisme est né avec Aphrodite, comme la féminité virginale, la féminité maternelle, la féminité tout court, et le christianisme a perverti notre sensibilité européenne primordiale avec le personnage d’Eve, celle par qui le malheur est arrivé. Mais si les Aryens d'Amérique se sont laissés aller à massacré leurs frères américains pour des Noirs en 1865, et européens pour des Juifs et des Tziganes en 1945, est-ce à cause des femmes ou de la Bible ? Seules alors des femmes s’opposèrent à ce fratricide racial :
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et Lyrl Clark Van Hyning , pendant que leurs contemporains mâles bouffis de présomption machiste judéo-chrétienne allaient préparer le royaume des métis et des chromatodermes en tuant leurs frères Blancs ! Si en ces années-là ils avaient écouté leurs compagnes, leurs Aphrodites, au lieu de sentences de pâtres juifs, nous n'en serions pas où nous en sommes aujourd'hui!
 
Old August 10th, 2012   #3
Freya von Asgard
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Old August 26th, 2012   #4
Freya von Asgard
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Old February 1st, 2013   #5
Julie Couronne
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Originally Posted by Leyla de Aragón View Post
le christianisme a perverti notre sensibilité européenne primordiale avec le personnage d’Eve, celle par qui le malheur est arrivé. Mais si les Aryens d'Amérique se sont laissés aller à massacré leurs frères américains pour des Noirs en 1865, et européens pour des Juifs et des Tziganes en 1945, est-ce à cause des femmes ou de la Bible ? Seules alors des femmes s’opposèrent à ce fratricide racial : Elisabeth Dilling et Lyrl Clark Van Hyning , pendant que leurs contemporains mâles bouffis de présomption machiste judéo-chrétienne allaient préparer le royaume des métis et des chromatodermes en tuant leurs frères Blancs ! Si en ces années-là ils avaient écouté leurs compagnes, leurs Aphrodites, au lieu de sentences de pâtres juifs, nous n'en serions pas où nous en sommes aujourd'hui!
Dire, comme le font certains de nos détracteurs, qu’il ne faut pas attaquer l’Eglise Catholique sous prétexte de faire le jeu des juifs est à peu près aussi intelligent que, dans une maison où on aurait des termites et des fourmis, ne traiter qu’une des deux espèces sous prétexte qu’elles sont antagonistes. Il faut vous mettre en tête, les chrétiens de tous ramages, que si les juifs sont aujourd’hui si puissants, c’est que les inconscients collectifs aryens sont infectés par des siècles de christianisme dont leur Bible s’est faite leur porte-parole - même si ce sont les protestants qui ont poussé cela au paroxysme en allant jusqu’à affubler leurs enfants de prénoms hébreux. Actuellement l’Eglise est la meilleure alliée de la juiverie immigrationniste et licraïque, et la culture européenne s’est mieux conservée dans les anciens pays communistes que dans les démocraties occidentales.



Il faut raisonner, Mesdames et Messieurs les catholiques, selon les faits réels et non selon d’hypothétiques uchronies du genre "tout est la faute de Vatican 2" etc... et prendre en compte ce qui est et non ce qui pourrait, ou devrait, être.
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