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Old February 2nd, 2013 #41
alex revision
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Une tricherie de Raul Hilberg



Dans son ouvrage monumental sur la Shoah, R. Hilberg prétend que les juifs étaient exterminés, qu’ils connaissaient leur inexorable destin (même s’ils tentaient d’éviter la mort) mais que les aptes au travail se montrèrent dociles jusqu’à la fin. Il écrit :

Leur soumission ne laissait pas d’étonner le Reichsminister Syess-Inquart, ancien adjoint de [Hans] Frank. « Je ne pouvais pas m’imaginer, disait-il, que, d’une part, les juifs capables de travailler travaillent et que, d’autre part, leurs parents fussent exterminés. Je croyais que dans un pareil cas, on ne pouvait qu’imaginer que chaque juif sauterait à la gorge d’un allemand pour l’étrangler »[1].

Présentée ainsi, cette citation laisse croire qu’A. Seyss-Inquart aurait été au courant de l’extermination et qu’il aurait été surpris par la passivité des juifs.

En vérité, l’ancien administrateur des Pays-Bas a tenu ces propos :

- très peu de temps après avoir rappelé ce que lui avait dit Hitler en 1943 :

[Hitler] m’a assuré […] qu’il songeait à une évacuation définitive des juifs, si possible, de tous les pays de l’Europe avec lesquels l’Allemagne voulait rester en relation amicale. Il avait l’intention de veiller à ce que les juifs fussent établis à la frontière orientale des zones d’intérêt allemandes, dans la mesure où l’on ne pourrait pas les faire émigrer dans d’autres parties du monde[2].

- immédiatement après avoir expliqué qu’au début 1944, Himmler lui-même lui avait certifié : « Ce sont là [comprenez : les juifs qui travaillent] mes meilleurs ouvriers » (TMI, XVI, 9).

Replacés ainsi dans leur contexte, les propos d’A. Seyss-Inquart s’éclairent : l’accusé voulait dire : « Comment aurais-je pu croire que les juifs inaptes étaient exterminés puisque leurs parents travaillaient correctement pour l’Allemagne ? »

R. Hilberg se révèle donc une fois de plus n’être qu’un vulgaire tricheur…


[1] Voy. R. Hilberg, La destruction des juifs d’Europe (éd. Fayard, 1988, pour la version française), p. 463.

[2] Voy. la déposition d’A. Seyss-Inquart à Nuremberg, in TMI, XVI, 8.



Les sources de Raul Hilberg



Pour beaucoup de non-spécialistes, Raul Hilberg reste LA référence lorsqu’il s’agit d’étudier le prétendu « Holocauste », notamment avec son livre majeur : La destruction des juifs d’Europe (éd. Fayard, 1988). Fin 2009, ainsi, l’abbé de Tanoüarn a publié une étude intitulée : « Hilberg : l’établissement objectif du génocide » (voy. Respublica Christiana, octobre-décembre 2009, pp. 20-22). En guise d’introduction, on lit :

Un chercheur a donné à la science l’ouvrage de référence sur la Shoah : La destruction des Juifs d’Europe. Raul Hilberg (1926-2007) était né en Autriche dans une famille juive et avait fui le nazisme pour s’établir aux États-Unis. Universitaire, membre du « War Documentation Project », il a consacré sa rigueur méthodologique à dépouiller les archives du IIIe Reich. Registres des chemins de fer allemands, comptabilité des usines IG Farben, bulletins d’exécution des prisonniers, etc. tout fut passé au crible. Pour l’Histoire [RC, p. 20].

Impressionné ? Moi pas ! Pour une raison très simple : d’après l’histoire officielle, l’ « Holocauste », c’est plus de 5 millions de meurtres, dont 2,7 millions perpétrés avec une arme sans précédent dans l’histoire : la « chambre à gaz » capable d’asphyxier plusieurs centaines de personnes simultanément et couplée à des crématoires aux rendements fantastiques. Ces chambres et ces crématoires révolutionnaires, il aurait fallu des ingénieurs pour les concevoir, qui auraient été spécialistes en toxicologie, en chauffage, en aération, en crémation, en sécurisation des structures, en résistance des matériaux... Il aurait fallu mettre en commun les savoirs pour faire des maquettes, puis des prototypes pour des essais « grandeur nature ». Il aurait fallu mener ces essais pour ensuite corriger, affiner, améliorer…

En 1945, une partie, au moins, de ces documents auraient été découverts et utilisés pour charger les vaincus. Dès lors, R. Hilberg n’aurait eu qu’à ouvrir les comptes rendus des procès de Nuremberg pour récolter tout ce qui lui fallait. S’il a éprouvé le besoin de fouiller ailleurs, allant jusqu’à inspecter les fonds de tiroirs des chemins de fer allemands, c’est que dans les archives de Nuremberg, il n’a rien découvert de probant, donc qu’il n’existe aucun document probant.

En revanche, l’auteur de La destruction des juifs d’Europe a découvert de très nombreux « aveux » d’après-guerre. Des aveux très accusateurs… Seulement, ils furent obtenus dans cette atmosphère de règlement de compte et de mise à mort du vaincu. A l’époque, que pouvaient faire les sans grade et les subalternes qui, d’une façon ou d’une autre, s’étaient compromis avec le régime national-socialiste ? S’ils voulaient sauver leur peau, ils n’avaient qu’une possibilité : admettre les terribles accusations portées de manière générale ― cela afin de se concilier le Tribunal ― mais souligner qu’eux-mêmes n’y avaient pas pris part ou n’y avaient participé que dans une très faible mesure. Une autre excuse consistait à invoquer des ordres supérieurs ou la contrainte irrésistible. Ces stratégies furent adoptées par de nombreux accusés au procès de Bergen-Belsen, par l’ancien commandant de Mauthausen Franz Zeireis, par l’ancien commandant du camp de Ravensbrück Johan Schwarzhuber, par le Dr Krebsbach (un ancien de Mauthausen), par Ruth Closius-Neudeck (ancienne gardienne du camp de Ravensbrück), par les anciens Waffen-SS au procès d’Oradour… A chaque fois, le discours était le même : « Oui, ceux que nous avons servi étaient des criminels ― vous voyez, je ne suis pas un nazi fanatique, je suis de votre côté. Mais moi, je n’ai presque rien fait, et si j’ai commis quelques crimes, c’était par ordre ou sous la contrainte exercée par ces nazis fanatiques qui nous avaient embrigadés. Ce sont eux les véritables responsables, pas moi… »

Personnellement, je ne juge ni ceux qui ont choisi ― ou qui, sous la pression, ont dû choisir ― cette stratégie, ni les faux témoins qui calomnièrent par désir de vengeance, ni même les magistrats qui se prêtèrent à ces parodies de justice. Ils en ont répondu (ou ils en répondront) devant Dieu. Mais j’estime très malhonnête de bâtir une thèse historique en s’appuyant sans aucun recul critique sur ces « aveux », ces « témoignages » et ces « jugements » d’après-guerre. Or, c’est précisément ce que fit R. Hilberg.

Des « aveux »…


J’invite l’abbé de Tanoüarn à lire La destruction des juifs d’Europe à partir de la page 757 (version française), chapitre : « Les centres de mise à mort ». C’est là que l’on entre dans le vif du sujet. L’auteur écrit :

Durant l’été 1941, quand on commença à songer à la destruction physique des juifs sur tout le continent européen, Himmler consulta le médecin-chef des SS […], le Gruppenführer docteur Grawitz, pour savoir quelle était la meilleure façon de procéder à cette extermination massive. Grawitz conseilla la chambre à gaz22 [Voy. R. Hilberg, op. cit., p. 757].

Le lecteur superficiel croira que la note 22 fait référence au compte rendu de cet entretien. Si c’était le cas, les historiens officiels auraient en main une preuve documentaire très forte. Mais une simple vérification au bas de la page démontrer qu’il n’en est rien ; on lit : « 22. Déposition en cours d’instruction de [Konrad] Morgen du 13 juillet 1946, SS(A)-65.» (voir la page 757) R. Hilberg s’est donc appuyé non sur un document d’époque, mais sur les « aveux » formulés après la fin de la guerre par un juge SS.
L’auteur décrit ensuite la construction du camp de Belzec. Il raconte :

Un peu avant Noël [1941], le chef de chantier (Bauleiter) montra les plans à un gradé SS (Oberhauser) qui était en poste dans la région et qui allait faire partie du personnel d’administration des camps de la mort. Sur ces plans étaient dessinées les installations de gazage (Vergasungsanlagen). A ce moment-là, la construction des bâtiments était pratiquement achevée30 […] [Ibid., p. 760].

La note 30 donne-t-elle la référence de ces plans dans des archives ? Non ! On lit : « 30. Témoignage oral d’Oberhauser du 12 décembre 1960, procès de Belzec, vol. 9, pp. 1678-1693 ». Encore des « aveux » d’après-guerre.

Sur le gaz utilisé à Belzec, R. Hilberg précise :

On utilisa d’abord à Belzec du gaz en bouteille ; il s’agissait de la même préparation de monoxyde de carbone que celle envoyée aux centres d’euthanasie, ou peut-être d’acide cyanhydrique39 [Ibid., p. 761].

La note 39 est la suivante :

Le gaz en bouteille (Flaschengas) est mentionné par Oberhauser (Obersturmführer de Belzec). Voir le texte de son témoignage in Rückerl, NS-Vernichtungslager [paru en français sous le titre : Les chambres à gaz, secret d’État], pp. 136-137. Le jugement rendu par le tribunal au procès d’Oberhauser précise que le gaz était du cyanure (Zyklon B). Ibid., p. 133.

R. Hilberg n’est nullement troublé par le fait qu’on n’ait pas réussi à identifier le gaz utilisé. S’il avait existé des documents d’époque, cette imprécision aurait été levée depuis longtemps.

L’auteur poursuit :

Par la suite, les trois camps (à commencer par Sobibor et Treblinka) furent équipés de moteurs Diesel. Un Allemand qui fut quelques temps affecté à Sobibor parle d’un moteur de 200 chevaux, huit cylindres, pris sur un tank soviétique, qui diffusait un mélange de monoxyde et de dioxyde de carbone dans les chambres à gaz40 [Ibid., pp. 761-2].

La note 40 précise : « Témoignage devant la cour de « F » (Kurt Franz), ibid., pp. 165-166 ». Il s’agit donc une nouvelle fois d’ « aveux ».

R. Hilberg admet qu’il n’existe aucun document


Et voici le passage capital. R. Hilberg raconte :

Entre juillet et septembre [1942], on entreprit d’agrandir les trois camps. Des constructions massives, en pierres à Belzec, en briques à Treblinka, comportant au moins six chambres à gaz dans chaque camp, remplacèrent les anciennes installations. Dans les nouveaux bâtiments de gazage, les chambres s’alignaient de part et d’autre d’un couloir, et à Treblinka la salle abritant le moteur était située au bout de ce couloir. Le fronton du bâtiment de gazage de Treblinka s’ornait d’une étoile de David. A l’entrée pendait une longue tenture sombre provenant d’une synagogue et portant encore l’inscription suivante en hébreu : « Ceci est la porte par laquelle entrent les Justes43 » [Ibid., p. 762].

La note 43 commence ainsi : « Ibid. [= Rückerl, NS-Vernichtungslager], p. 204 ». L’auteur se fonde donc sur un livre publié après la guerre. Certains se persuaderont que dans ce livre figurent des documents authentiques d’époque. Ils se trompent. Car R. Hilberg poursuit :

Les informations relatives au nombre et aux dimensions des chambres à gaz existant dans chaque camp ne reposent pas sur des documents, mais sur les souvenirs des témoins. Tous déclarent que les nouvelles chambres étaient plus grandes que les anciennes (on a estimé à 1 500 personnes la capacité de gazage simultané à Belzec, pendant l’été 1942). Les décompte des chambres à gaz s’établit ainsi : Belzec, 3, puis 6 ; Sobibor, 3, puis 4, 5 ou 6 ; Treblinka, 3, puis 6 ou 10. Il est probable que chaque installation était conçue sur le même plan de base ; aussi, le chiffre trois représente sans doute la capacité initiale, six la capacité des nouvelles chambres. Les avocats allemands de la Défense au procès de Treblinka de 1965 (Franz et al.) faisaient état de six chambres au camp leur extension. Un survivant juif, qui travailla comme menuisier à Treblinka, déclare qu’il existait dix chambres à gaz. Jankiel Wiernik, « A Year in Treblinka », in Donat, Treblinka, pp. 147-188, à la page 161. Pour un croquis dessiné par Wiernik, voir Philippe Friedman, This was Oswiecim, Londres, 1946, pp. 81-84 ; et Glowna Komisja, Obosy, p. 526. Voir, toutefois, deux croquis différents in Donat, Treblinka, pp. 318-319 ; et Stern, 17 mai 1970, p. 170.

L’aveu est de taille : il n’existe aucun document original sur les prétendues chambres à gaz des trois petits camps de Treblinka, Belzec et Sobibor. A croire que les locaux de mort sont sortis de terre et se sont étendu tout seuls, de manière naturelle. C’est vraiment se moquer du monde. Je rappelle les propos sensés de l’avocat général soviétique à Nuremberg :

Il est évident que ce sont les techniciens de la chaleur, les chimistes, les architectes, les toxicologues, les mécaniciens et les médecins allemands qui, obéissant à des ordres reçus du Gouvernement criminel de Hitler et du Haut Commandement de l’Armée allemande se sont employé à cette rationalisation du crime collectif [TMI, VII, 444].

Une telle entreprise, je le répète, aurait nécessairement dû laisser de multiples traces dans les archives.

Le cas d’Auschwitz-Birkenau


R. Hilberg recourt aux « aveux » de R. Höss


Venons-en à Auschwitz-Birkenau. R. Hilberg commence en racontant :

Durant l’été de 1941, Höss fut convoqué directement par Himmler (sans passer par son supérieur, Glücks) afin de prendre des ordres. Pendant l’entrevue, ― qui allait marquer le sort de juifs venus de tous les pays d’Europe d’où on les déportait ―, Himmler dit à Höss que le Führer avait ordonné la « solution finale » du problème juif. Himmler avait choisi Auschwitz en raison de sa proximité de Katowice, en Haute-Silésie, qui permettait d’y accéder facilement par chemin de fer, et aussi parce que ce site très étendu offrait suffisamment d’espace pour qu’on puisse en assurer l’isolement. Pour les détails, Höss devait s’adresser à Eichmann. S’étant déchargé de son fardeau sur les épaules de Höss, Himmler n’eut plus qu’à ajouter : « C’est à nous, SS, que revient l’exécution de ces ordres. Si nous ne le faisons pas maintenant, c’est le peuple juif qui, plus tard, anéantira le peuple allemand49. » [Ibid., pp. 763-4].

La note 49 est la suivante : « Témoignage devant la cour de Höss, Procès des grands criminels de guerre, XI, p. 410». Tout commence donc par des « aveux », preuve que dans les archives qu’il a consultées, R. Hilberg n’a pas découvert l’ordre d’Hitler, cet ordre qui, si la thèse officielle était vraie, ne pourrait pas ne pas avoir existé.

Une invraisemblance de taille


J’ajoute ce qui suit et qui, à ma connaissance, n’a jamais été soulevé : lorsque, en 1942, R. Heydrich exigea la déportation des juifs néerlandais et présenta au gauleiter Seyss-Inquart l’ordre d’Hitler qui l’investissait de pouvoirs illimités, le gauleiter s’informa tout de même en haut lieu afin de savoir « ce que cela signifiait exactement »[1]. On le comprend. La déportation de milliers de personnes est une opération douloureuse et mieux valait savoir jusqu’où il fallait aller.

Dans le cas de R. Höss, c’était pis : on lui ordonnait par oral, c’est-à-dire sans présenter aucun document écrit, de massacrer systématiquement une population, femmes, enfants et vieillards y compris. Dès lors, comment croire qu’il ne se soit pas informé auprès d’A. Hitler ou de M. Bormann ? C’est portant ce qu’il prétend dans ses « aveux » et ses « mémoires » où il écrit :

Ayant reçu cet ordre de si grande importance je rentrai immédiatement à Auschwitz sans m’être présenté chez mes chefs hiérarchiques d’Oranienburg[2].

Cette version des faits n’est guère crédible.

Des « chambres à gaz » conçues par des néophytes en la matière


Poursuivons cependant. Plus loin, R. Hilberg écrit :

Entre-temps, Höss poursuivait la construction des installations de mise à mort, qui devaient comporter deux grandes améliorations. D’abord, un plan plus ramassé. Höss conçut des unités combinées, dotée chacune d’une antichambre, d’une chambre à gaz et d’un four crématoire pour la destruction des cadavres. Ensuite, après avoir visité Treblinka, il décida que l’emploi du monoxyde de carbone n’était pas très « efficace »55. En vertu de quoi il introduisit dans son camp un autre type de gaz : un acide cyanhydrique à action rapide (de l’acide prussique, commercialisé sous le nom de Zyklon) [Voy. R. Hilberg, op. cit., p. 765].

La seule note qui étaye ce passage précise : « Déposition en cours d’instruction de Höss du 5 avril 1946, PS-3868. » Là encore, donc, l’auteur n’a rien trouvé, exceptés des « aveux ». Ainsi nous demande-t-il de croire que R. Höss, simple employé de l’administration des camps ― il avait servi à Dachau jusqu’en 1938 avant d’être nommé adjudant à Sachenhausen puis commandant à Auschwitz (TMI, XI, 409-10 et 426) ― aurait pu chapeauter l’installation de chambres à gaz-crématoires, concevant lui-même les unités et choisissant lui-même le gaz sans consulter aucun spécialiste. Il est vrai que d’après les « Mémoires » de R. Höss, H. Himmler lui aurait dit : « Après votre conversation avec Eichmann, envoyez-moi tout de suite les plans des installations prévues »[3]. Le Reichsführer aurait donc cru que le commandant d’Auschwitz pouvait très vite, avec l’aide d’Eichmann (pas plus spécialiste que lui), dresser les plans des locaux de mort. Cette thèse est absolument délirante. Comme je l’ai montré dans ma « Lettre à Jean-Pierre Dickès », sans l’aide d’un spécialiste, un néophyte ne pourrait même pas choisir le ventilateur adéquat pour une chambre à gaz, tant il en existe des modèles différents. Si R. Höss avait été chargé d’aménager des locaux de mort à Birkenau, il aurait dû se mettre en rapport avec de nombreux spécialistes (chimistes, architectes, toxicologues…), ce qui aurait laissé de multiples traces documentaires.

Toujours les « aveux » de R. Höss


Sachant que les crématoires projetés ne seraient pas terminés avant plusieurs mois, alors que les gazages devaient commencer rapidement, R. Höss et ses complices auraient aménagé des chambres à gaz provisoires. R. Hilberg raconte :

Dans l’ancien camp, la première chambre à gaz fut créée dans la morgue du crématorium57. A Birkenau, deux vieilles chaumières de paysans furent remaniées. On mura les fenêtres, on abattit les murs intérieurs, et l’on construisit des portes spéciales, étanches au gaz. Une baraque située à proximité servit de salle de déshabillage pour les déportés entrant dans les chambres58. Ces installations commencèrent à fonctionner en 1942. Himmler [et d’autres] assistèrent au premier essai. Himmler ne trouva rien à critiquer, mais il ne se mêla à aucune discussion59.
Les cadavres des victimes ayant péri dans les deux « bunkers » étaient enterrés dans des fosses communes […]. En octobre, il fallut déterrer les corps en décomposition, grouillant de vers, pour les incinérer dans des fosses60 [Ibid., p. 765].

Et voici les quatre notes :

57. Rudolf Höss, Le commandant d’Auschwitz parle, Maspero, 1979, p. 199.
58. Déposition en cours d’instruction de Friedrich Entress du 14 avril 1947, NO-2368.
59. Déposition en cours d’instruction de Höss du 11 janvier 1947, NO-4498-B.
60. Filip Müller, Eyewitness Auschwitz, New York, 1979 ; trad. Française : Trois ans dans une chambre à gaz d’Auschwitz, Paris, 1980, p. 88.

Des « aveux », des « aveux », encore des « aveux » et un « témoignage » très tardif, celui de F. Müller, que plus aucun historien sérieux n’ose citer aujourd’hui tant il est ridicule.

Quand il ne parle pas de la Shoah, R. Hilberg invoque des documents d’époque


Récupération des cheveux : la lettre de R. Glüks


Je n’irai pas plus loin car c’est toujours la même chose : tant que R. Hilberg ne parle pas de l’ « Holocauste » en lui-même, il peut citer des documents d’époque parfaitement clairs. La récupération de cheveux pour la confection de chaussons en feutre ou de semelles en est un bon exemple. Quand il en parle, l’auteur mentionne ― sans un citer un seul extrait ― un document précis, la fameuse lettre de Richard Glücks aux commandants des camps en date du 6 août 1942[4]. En voici le texte :

Le chef de la division économique et administrative des SS […] a ordonné que tous les cheveux humains coupés dans les camps de concentration soient utilisés d’une façon adéquate. Les cheveux humains sont utilisés dans les industries de feutre et les filatures. Avec les cheveux peignés et coupés des femmes, on fabrique des chaussons pour les équipages de sous-marins et des semelles de feutre pour les employés des chemins de fer du Reich. C’est pourquoi j’ordonne que les cheveux des femmes des camps de concentration, après désinfection, soient gardés. Les cheveux des hommes ne peuvent être utilisés qu’à partir de 20 mm de longueur. Le SS-Obergruppenfürer Pohl est d’accord pour que, à titre d’essai, les cheveux des hommes ne soient coupés que lorsqu’ils auront atteint une longueur de 20 mm.
Afin d’éviter que l’accroissement de la longueur des cheveux ne facilite les évasions, dans tous les cas où le commandant jugera nécessaire de marquer les prisonniers, une bande de cheveux pourra être tondue, par exemple un étroit coup de tondeuse juste au milieu de la tête.
Les cheveux collectés pourront être utilisés en créant un service spécial de production dans l’un des camps de concentration. Des instructions plus détaillées pour la livraison des cheveux collectés seront données ultérieurement.
Des rapports sur la quantité des cheveux collectés, séparément pour les cheveux d’hommes et ceux de femmes, seront établis pour le 5 de chaque mois, à compter du 5 septembre 1942.

[Signé] : Glücks [Doc. URSS-511, TMI, XXXIX, 552-3. Voir aussi TMI, XX, 379.].

Dans ce texte, tout est parfaitement clair : on sait de quoi il s’agit et ce qu’il conviendra de faire.

Un document nullement sinistre


Naturellement, R. Hilberg lui donne un sens sinistre ; sachant qu’il n’en a pas reproduit un seul extrait, il laisse croire au lecteur qu’une partie, au moins, des cheveux étaient ceux des « gazés ». Mais rien, dans cette lettre, ne le démontre. Il apparaît au contraire que les cheveux devaient être prélevés sur des vivants. Notons d’ailleurs que si les cheveux des femmes avaient été coupés dans les chambres à gaz, il n’y aurait pas eu besoin, après, de les désinfecter… Quand on sait qu’en France, sous l’Occupation, un décret paru le 27 mars 1942 au Journal officiel ordonnait la récupération des cheveux, cette mesure ne peut plus être considérée comme la « preuve » d’un massacre de masse. En citant la lettre de R. Glücks, R. Hilberg n’a donc pas apporté une preuve de l’ « Holocauste ». Mais il a démontré ― malgré lui ― que tant qu’on ne parle pas directement la prétendue extermination des juifs, des documents originaux sont disponibles, très clairs, sans qu’il soit besoin d’aller chercher des « aveux », des « témoignages », des « jugements »…

Raul Hilberg était un « croyant »


En revanche, dès qu’on aborde l’ « Holocauste », les sources se tarissent et on se retrouve dans le désert. L’ouvrage de R. Hilberg le démontre avec un éclat inégalé. L’auteur a tout fouillé parce que, dans les archives allemandes saisies, il n’a rien trouvé, rien. Voilà pourquoi il a dû se rabattre sur les procédures d’après-guerre. Mais on ne le répétera jamais assez : le massacre de six millions de personnes avec une arme sans précédent dans l’Histoire aurait dû laisser de nombreuses traces. Contrairement à une légende enracinée, les Allemands n’ont pas détruit leurs archives. Les vainqueurs ont pu y découvrir de très nombreux documents compromettants, qui concernaient par exemple la lutte contre les partisans et l’extermination des « commandos ». Ces documents ont permis de pendre en premier lieu W. Keitel et A. Jodl.

A supposer que les nationaux-socialistes aient voulu exterminer les juifs, une telle entreprise, comme l’a souligné l’avocat général soviétique L. N. Smirnov, aurait nécessité des ordres et des rencontres entre techniciens. Le tout aurait laissé de multiples traces documentaires et ces traces, les vainqueurs en auraient retrouvé une grande partie en 1945.

Puisqu’il n’y a rien, il faut en déduire qu’aucun génocide total et planifié des juifs n’a pas eu lieu, et cela même si, à l’Est, de nombreux juifs ont été assassinés dans le cadre de la lutte contre les partisans. Mais cette conclusion, R. Hilberg ne pouvait y parvenir, car avec beaucoup d’autres, il avait posé comme axiome de départ que l’ « Holocauste » était un fait avéré. Son livre est celui d’un croyant qui veut confirmer une thèse à priori. Robert Faurisson a eu raison d’écrire :

R. Hilberg n’avait rien d’un « empiriste, un analyste de documents » ; il en était exactement le contraire ; il était un homme perdu dans la fumée de ses idées, une sorte de théologien qui s’était construit un univers mental où la matérialité n’avait aucune place[5].

Ce fait apparaissait nettement lorsque R. Hilberg parlait du Zyklon B :

L’acide cyanhydrique, sous forme de cristaux poreux, était déversé […]. Dans la chambre à gaz, les cristaux passaient immédiatement à l’état gazeux[6].

L’auteur ignorait qu’à température ambiante, l’acide cyanhydrique est un liquide et non un solide cristallisé (comme le sel de cuisine par exemple). Il ignorait aussi que les « cristaux » de Zyklon B étaient en réalité des petits morceaux de terre diatomée imprégnés d’acide cyanhydrique liquide. Quant à prétendre que le passage à l’état gazeux aurait été « immédiat », c’était aussi stupide que d’affirmer qu’un litre d’eau porté à 100 °C disparaît instantanément sous forme de vapeur…

Bref, en 37 ans de recherches ― 1948-1985, date de parution de la version « définitive » de son ouvrage ― celui que l’on présenté comme l’expert n° 1 de l’ « Holocauste » n’avait même pas cherché à connaître le gaz prétendument utilisé par les Allemands. Dès lors, comment aurait-il pu connaître tous les problèmes techniques liés à l’utilisation de l’acide cyanhydrique ? C’était pourtant par là qu’il aurait fallu commencer. Mais R. Hilberg s’en moquait. Il croyait. Et aveuglé par cette croyance, il a prétendu expliquer le déroulement d’un événement grâce à des documents d’après-guerre sans s’interroger sur leur pertinence.

Tel est celui que l’on présente encore comme l’expert n° 1 de l’ « Holocauste ».


[1] « A la fin, Heydrich m’a fait présenter un ordre du Führer, aux termes duquel il était investi de pouvoirs illimités pour l’exécution de toutes les mesures, dans les territoires occupés. J’ai fait demander par Bormann ce que cela signifiait exactement, et on m’a alors confirmé cet ordre. Là-dessus a commencé l’évacuation des juifs. » (A. Seyss-Inquart à Nuremberg ; TMI, XVI, 691).

[2] Voy. « Mémoires de Rudolf Höss » in Auschwitz vu par les SS (éd. Interpress, Varsovie, 1991), p. 79.

[3] Voy. « Mémoires de Rudolf Höss », op. cit., p. 79.

[4] « La collecte des cheveux avait déjà été ordonnée le 6 août 1942. Ils devaient servir à confectionner des chaussons en feutre pour le personnel des sous-marins et les employés de la Reichsbahn26 ». La note 26 commence ainsi ; « Glücks aux commandants des camps, 6 août 1942, URSS-511 » (Ibid., p. 826).

[5] Voy. les Annales d’Histoire Révisionniste, n° 8, déjà cité, p. 28.

[6] Voy. R. Hilberg, op. cit., p. 767.




Le mythe du « langage codé »


Les exterminationnistes prétendent qu’à partir de 1942, les SS auraient utilisé un « langage codé » et que des expressions comme « traitement spécial », « réinstallation des juifs », « évacuation des juifs » ou « mouvement de population » auraient désigné l’extermination des juifs. Or, sachant que, depuis la fin 1941, des milliers et des milliers de juifs étaient envoyés en Ukraine, en Biélorussie, en Lituanie et en Lettonie, on ne voit pas pourquoi ces expressions auraient eu un sens caché. Elles désignaient une réalité, point final.

J’ajoute que l’expression « réinstallation des juifs » peut même être trouvée dans une lettre adressée à… H. Himmler. Datée du 5 décembre 1942, elle l’avertissait qu’en raison d’une interruption des transports « toute possibilité de transport destiné à la réinstallation des juifs [serait] suspendue du 15 décembre 1942 au 15 janvier 1943 » (cité par R. Hilberg, La destruction des Juifs d’Europe, p. 422). Or, si l’on est prêt à admettre qu’un massacre de masse des juifs aurait été caché au public, il est absurde de croire qu’un « langage codé » aurait été utilisé jusque dans l’entourage le plus direct d’Himmler, le plus compromis, dit-on, dans la « Solution finale ».

Pour tenter de s’en sortir, R. Hilberg prétend que le « langage codé » aurait permis, chez ceux qui perpétraient le génocide, « le refoulement psychologique » : « Ces termes [« évacués », « réinstallés »…], écrit-il, n’étaient pas le fait de la naïveté, mais des instruments qui permettaient le refoulement psychologique » (voy. R. Hilberg, op. cit., p. 349). Cette thèse est très pratique, car elle permet de pallier l’absence totale de documents qui parlent explicitement d’une « extermination ». Mais elle aboutit à des conclusions folles : en effet, puisque rien, chez Hitler, chez Himmler ou chez Göring, n’aurait été exprimé clairement, il faut en déduire que tout le monde se comprenait depuis le début par transmission de pensée. J’exagère ? Nullement. En février 1983, R. Hilberg parla d’une « incroyable rencontre des esprits », de « consensus dans la divination télépathique». Lors d’une conférence, il déclara :

Mais ce qui commença en 1941, ce fut un processus de destruction sans planification préalable, sans organisation centrale par aucune agence. Il n’y eut pas de projet et il n’y eut pas de budget pour ces mesures de destruction. Celles-ci furent prises étape par étape, une étape à chaque fois. Ainsi fit son apparition non tout un plan qui fut exécuté, mais une incroyable rencontre des esprits (an incredible meeting of minds), un consensus dans la divination télépathique au sein d’un vaste appareil bureaucratique (an consensus-mind reading by a far-flung bureaucracy)[1].

Cinq ans plus tard, Christopher Browning écrivit le plus sérieusement du monde :

[…] il ne fallait pas plus d’une inclination de tête venant de Hitler pour donner « le feu vert » indiquant que le meurtre de masse pouvait maintenant s’étendre au juifs européens. Il ne s’agit là pas tant d’un ordre explicite que d’un acte d’incitation […]. Comment se fit la communication, nous ne le savons pas et ne le saurons jamais[2].

Poussée à son terme, la thèse du langage codé demande donc de croire que six millions de personnes — représentant un pays comme la Suisse — auraient été massacrées suite à une simple inclination de la tête et grâce à un « consensus dans la divination télépathique » ! Nous sommes en plein délire, preuve que cette thèse est inepte.


[1] Voy. Newsday (Long Island, N.Y.), 23 février 1983, p. II/3. Cité par R. Faurisson dans les Annales d’Histoire Révisionniste, n° 8, printemps 1990, pp. 31-2.

[2] Cité dans les Annales d’Histoire Révisionniste, n° 8, printemps 1990, p. 81, note 7.
 
Old February 6th, 2013 #42
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L’amélioration des conditions de travail sous Hitler



Question


J’ai lu un jour que sous Hitler, un organisme spécial s’occupait d’embellir les usines et les ateliers afin d’améliorer les conditions de travail des ouvriers. Est-ce vrai ?


Réponse


L’office de la « Beauté du Travail »


Oui, c’est vrai. Il s’agissait de l’office de la « Beauté du Travail ». En 1937, après quatre ans d’activité, cet office avait dépensé 600 millions de marks pour l’amélioration des installations dans les usines. Il avait également dépensé 8 millions de marks pour l’amélioration des installations des navires, permettant d’en aménager 324[1].

En mai 1938, le chef du Front du Travail, Robert Ley, put dresser le bilan suivant. Grâce à l’action de cet office : 23 000 ateliers avaient été embellis, 13 000 vestiaires et lavabos construits pour les ouvriers, 6 000 cours d’usines aménagées, 800 foyers construits, 17 000 réfectoires et salles de récréation et 1 200 organisations de sport édifiées. Les usines qui contribuaient à améliorer le mieux la vie de l’ouvrier devenaient des « établissements modèles nationaux-socialistes » ; elles recevaient le Drapeau d’or du Front du travail allemand (Ibid., n° 484, p. 21, col. A).

L’office des Loisirs


Cette structure travaillait en collaboration avec l’office des Loisirs qui s’occupait de procurer aux ouvriers des distractions saines. En 1937, par exemple, 110 000 ouvriers travaillaient dans 550 camps pour la construction des autoroutes. Pour eux, l’office des Loisirs organisa deux ou trois représentations de cinéma mensuellement dans chaque camp, 3 000 soirées récréatives et 4 000 concerts. Des trains de théâtre ambulant avaient également été créés, qui permettaient de donner des représentations dans les campagnes. Ajoutons à cela les concerts et les expositions d’art dans les usines. Pour l’année 1936-37, 34 millions de personnes avaient pris par aux réunions organisées par l’office des Loisirs[2].

L’office d’Éducation populaire


Les nationaux-socialistes avaient également créé l’office d’Éducation populaire qui se subdivisait en sections : section musicale, section sportive, section des voyages et congés payés. La section musicale travaillait en étroite collaboration avec les Jeunesses hitlériennes ; fin 1937, elle avait déjà organisé 4 400 concerts vocaux pour 800 000 auditeurs. Pour la seule année 1937, elle organisa 22 000 réunions qui eurent 6,5 millions d’auditeurs, dont 2 millions pour les fêtes et les réunions d’usines et d’ateliers (Id.).

Au 1er mai 1938, on était arrivé à un total de 62 000 réunions auxquelles avaient pris part 10 millions de personnes, 48 000 représentations théâtrales avec 22,1 millions de spectateurs, 4 700 représentations de cinéma pour avec 18,6 millions de spectateurs, 11 000 concerts avec 5,6 millions d’auditeurs, 1 300 expositions d’usines, 121 000 réunions culturelles[3].

La section des voyages fut également une grande réussite. En 1935, elle avait eu 3 millions de voyageurs ; en 1936, 6 millions et en 1937, 9 millions. Des échanges commençaient en outre à être organisés : en octobre 1937, 125 Italiens de Dopolavoro avaient été reçus en Allemagne afin d’y visiter les principales villes ; peu après, un train emportant 425 Allemands était parti pour l’Italie[4]. Grâce à cet organisme, de simples ouvriers avaient pu effectuer des voyages ou des croisières en Norvège, à Madère, en Italie, au Portugal. De 1934 à mai 1938, 384 croisières avaient ainsi été organisées avec 490 000 participants[5].

Face à cette réussite, Robert Ley écrivit :

Tout ce que nous créons a un grand but : de développer, conformément au caractère fondé sur notre sang et conformément à notre nature allemande, un ordre social juste, et de conquérir pour notre peuple allemand le niveau de vie le plus élevé. Ce que le peuple allemand, malgré un sol ingrat et un espace trop étroit pour assurer son existence, a réalisé en quatre ans par l’union de ses volontés organisées, et pour conquérir l’avenir et la joie de vivre, est sans exemple au monde. Le peuple allemand conquiert la joie, la joie de toutes les choses belles et grandes de la vie[6].


La mondialisation de la guerre mit fin à cette œuvre grandiose. Arrêté en 1945 par les vainqueurs et emmené à Nuremberg pour y être jugé, R. Ley préféra se suicider quelques jours avant le début du procès. C’était le 25 octobre 1945.



[1] Voy. le Bulletin périodique de la presse allemande, n° 479, p. 35, col. B.[2] Ibid., n° 479, p. 35, col. B.

[3] Ibid., n° 484, p. 21, col. A.

[4] Ibid., n° 479, p. 35, col. B.

[5] Ibid., n° 484, p. 21, col. A.

[6] Voy. le Völkischer Beobacther, 27 novembre 1937.
 
Old February 10th, 2013 #43
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Reynouard Vincent - Les raisons d’une croisade d’extermination

Auteur : Reynouard Vincent

Ouvrage : Les raisons d’une croisade d’extermination

Année : 2013

Lien de téléchargement : Reynouard_Vincent_-_Les_raisons_d_une_croisade_d_extermination.zip

30 janvier 2013 : 80ème anniversaire de l’arrivée d’Adolf Hitler au pouvoir et 80ème livraison de Sans Concession.

Les clins d’oeil du destin sont toujours amusants… Notre objectif n’est cependant pas de nous complaire dans une nostalgie stérile. Parce que depuis 1945, la guerre continue et qu’en pleine bataille, il n’y a pas de place pour la nostalgie. « La guerre continue »… voilà une affirmation qui en surprendra plus d’un. Mais lorsque, le 11 juin 1940, Winston Churchill déclara que même en cas de défaite militaire de la France, « les Alliés conserveraient en fin de compte, les moyens de vaincre et de détruire le régime national-socialiste » (voy. Maxime Weygand, Mémoires, Rappelé au Service (1950), t. II, p. 596), il révéla que le conflit armé n’était pas une lutte pour l’indépendance de la Pologne, mais une croisade idéologique d’extermination. Car enfin, Staline n’avait-il pas, lui aussi, envahi la Pologne après s’être entendu avec Hitler ? Dès lors, pourquoi son régime n’était-il pas, lui aussi, visé par Churchill ? Ce simple « oubli » démontrait que le motif officiellement invoqué n’était qu’un prétexte.

Les deux grandes démocraties libérales européennes avaient pris les armes pour détruire un régime qu’elles abhorraient. Dans cette lutte, deux alliés de poids devaient logiquement les rejoindre : la grande démocratie libérale américaine et la grande « démocratie populaire » soviétique. Voilà pourquoi Churchill, qui avait tant critiqué le bolchevisme par le passé, s’était bien gardé de déclarer la guerre à Staline. Il escomptait une redistribution des cartes. Celle-ci survint le 21 juin 1941 lorsque, prévenu des préparatifs soviétiques, Hitler déclencha une guerre préventive contre l’U.R.S.S. A partir de cet instant, le conflit armé apparut sous son vrai jour, celui d’une croisade idéologique.

En janvier 1944, un inspecteur régional de la Légion des volontaires français, J.-P. Seltzer, écrivit : « la guerre actuelle qui ravage le globe entier a laissé sa forme initiale pour prendre celle d’un conflit idéologique » (voy. Le Lien, 16 janvier 1944, p. 4). Plus d’un an auparavant, le Lorrain Martin de Briey avait lancé : « Il n’y a plus de frontières ni de lignes de démarcation : il n’y a plus qu’un immense champ de bataille commun où les Européens, de quelque nationalité qu’ils soient, doivent confondre leurs rangs fraternels, leurs armes, leurs ressources, leur sang, pour faire face au péril commun sur tous les fronts de l’Est et de l’Ouest, du Nord et du Sud, où la lutte est portée par un ennemi commun qui se nomme Angleterre, Amérique, Soviets » (voy. Le Lien, 15 novembre 1942, p. 1).

En juillet 1943, cet ardent patriote qui avait décidément tout compris écrivit : « Si le conflit était entre la France et l’Allemagne, tous les Français, sauf les traîtres ou les fous, seraient avec la France et contre l’Allemagne. Mais c’est précisément parce que ce conflit n’est pas entre la France et l’Allemagne, mais qu’il est entre l’idéologie révolutionnaire que présente l’Allemagne et les idéologies opposées — Capitalisme impérialiste et Bolchevisme universel — que représentent l’Amérique et la Russie, c’est pour cela que les Français ne sont pas d’accord entre eux et meurtrissent leur unité » (voy. Le Lien, n° 10, juillet 1943, pp. 1 et 2).

Croisade idéologique pour éradiquer le national-socialisme, le conflit ne pouvait pas se terminer par la simple victoire des armes. La reddition sans conditions de l’ennemi et la destruction de ses structures étatiques étaient encore insuffisantes. « La victoire n’est (…) complète, écrivit Maurice Bardèche, que si, après avoir forcé la citadelle, on force les consciences » (voy. Nuremberg ou la terre promise (1948), pp. 17-8). D’où la dénazification qui dura jusqu’au début des années 50. Les vingt années qui suivirent donnèrent l’impression que la seconde guerre mondiale était terminée. Avec la guerre froide (et ses épisodes « chauds »), la décolonisation, la reconstruction, les mutations technologiques et les chambardements sociaux (phénomène hippie, mai 68, revendications féministes), le monde avait d’autres préoccupations.

Mais dans cet Occident bâti sur les ruines de l’Axe, les années 70 virent l’enrayement de cette belle machine économique qui devait assurer le bonheur universel fondé sur la liberté individuelle et la jouissance matérielle. Le « choc pétrolier » et la « crise » semblaient avoir tout gâté. Cependant, le malaise était bien plus profond : « on ne meurt plus en Occident de froid, de faim ou des épidémies qui ont ravagé l’Europe voici quelques siècles, écrit Pierre Feschotte. Mais on s’entretue sur les routes ; les plus favorisés voient leur taux de suicide augmenter, quand ils ne fuient pas notre monde en abaissant leur niveau de conscience par des drogues de toutes sortes » (voy. Les mirages de la science (rééd. 1990), p. 21).

Seul le progrès technologique permet aux jeunes générations d’oublier leur vide intérieur en s’étourdissant grâce aux possibilités offertes par les nanotechnologies. Mais pour combien de temps ? ...

Reynouard Vincent - Histoire E-book
 
Old February 18th, 2013 #46
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L’essor de l’automobile sous Hitler




Question


On parle assez peu de l’essor de l’automobile en Allemagne sous Hitler. Avez-vous des chiffres qui viennent l’illustrer.




Réponse


En 1932, il y avait (en chiffres ronds) 1 633 000 véhicules en circulation en Allemagne, dont 561 000 automobiles transportant des voyageurs (soit une automobiles pour cent habitants environ). Quatre ans plus tard, il y avait 2 848 000 véhicules dont 961 000 autos (soit une pour cinquante-quatre habitants). En quatre ans, la vente des automobiles de tourisme avait quintuplé (pour une production passant de 52 000 à 327 000 unités), celle des camions septuplé, et celle des motos triplé (pour une production passant de 47 000 à 163 000 unités)[1].

C’est à cette époque qu’a été conçu le projet de la voiture populaire, la célèbre « Volkswagen ». Dans un pays où l’économie était dirigée, Hitler souhaitait que cette voiture fût construite uniquement avec des produits nationaux, ce qui impliquait l’emploi du caoutchouc synthétique, des métaux nouveaux et des résines artificielles, d’où un effort accru de la recherche dans ces domaines. Le Führer souhaitait en outre que le projet ne portât pas seulement sur la voiture elle-même, mais aussi sur les garages et les conditions d’entretien, afin que les coûts soient minimes pour le consommateur.

Là encore, bel exemple de vrai socialisme dans une société rationnelle.


[1] Ces information proviennent en majorité du Völkischer Beobachter, livraison du 14 février 1938, alors que s’ouvrait la sixième Exposition internationale de l’Automobile.




Écologie : le tri des déchets sous Hitler




Question


On déclare que l’Allemagne nationale-socialiste était très en avance sur les problèmes liés au respect de l’environnement et à l’écologie. De nos jours, il est beaucoup question de trier les déchets ménagers afin d’en recycler certains. A ce propos, une personne m’a dit que si Hitler avait vraiment été écologiste, il aurait instauré le tri des poubelles. Cette pratique existait-elle sous Hitler ?




Réponse


Votre contradicteur aurait mieux fait de se renseigner avant de parler. Car le tri des déchets s’est pratiqué à grande échelle sous Hitler. Certes pas dans les premiers temps. Mais le 26 novembre 1936, le gouvernement allemand édita une ordonnance qui prescrivait le ramassage et la récupération des vieux matériaux. Elle était signée de W. Köhler, commissaire pour le contrôle des matériaux, et instituait un « ramassage régulier » (art. 2) auprès des particuliers (art. 6). L’article 7 dressait la liste de tout ce qui devait être trié en vue de la récupération :

a) Chiffons de toute nature, à savoir :
Chutes d’étoffes provenant de travaux de couturiers, restes d’étoffe, vieux tapis, carpettes, rideaux, linge usagé, vieux vêtements, chaussettes, bas, tricots, déchets de laine, de coton, de soie artificielle, toile, toile à sacs, sacs de jute, matériel d’emballage en jute, bouts de ficelle, toiles à laver, chiffons de laine à reluire ;

b) Vieux objets et débris :
De cuivre, de laiton, vieux appareils d’éclairage de toutes sortes, vieilles lampes à gaz ou à pétrole, vieux fils et garnitures de sonnette, vieux accumulateurs, vieilles casseroles en aluminium, capsules de bouteilles, vieilles baignoires, vieux fourneaux, tubes usagés, feuilles de papier d’argent, d’autres matériaux d’emballage en papiers métalliques, étain, vieilles piles, tuyauterie en métal, lampes électriques ;

c) Ferraille et acier, par exemple :
Outils et machines hors d’usage, chaudières, fourneaux, applications de portes, vieux clous, vis, chaînes, vieilles poêles, vaisselle usagée, tuyaux de plomb, cuvettes de vidange, vieux réchauds à gaz, tuyaux de gaz, vieux réchauds ordinaires ;

d) Vieux papiers de toutes sortes :
Journaux, livres, revues, contenu de corbeilles à papier, couvercles de dossier, archives (sous garantie de mise au pilon) ;

e) Pelleteries :
Peaux de lièvres, de lapins et autres ;

f) Verrerie :
Bouteilles de toutes sortes, sauf flacons de produits pharmaceutiques ;

g) Os (seulement si le ramassage rapide est possible) […].

En janvier 1937, en outre, les journaux annoncèrent que les déchets de cuisines seraient désormais récupérés à grande échelle pour servir à l’alimentation de 150 000 porcs qu’on allait faire venir dans la capitale et dont la vente servirait aux œuvres de bienfaisance. Afin de renseigner les ménagères, les autorités firent distribuer des porcs en carton. Sur leur ventre étaient inscrits les aliments à jeter désormais dans une poubelle spéciale (restes de pommes de terre, de légumes, de salades, des fruits, coquilles d’œufs, marc de café, pain…) et ceux qu’il ne fallait pas leur donner (épices, citrons, pelures d’orange ou de banane…)[1].



[1] Voy. le Bulletin périodique de la presse allemande, n° 469, p. 31, col. A.
 
Old February 25th, 2013 #47
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La remise à l’honneur du travail manuel et de l’artisanat sous Hitler



Question


Comment Hitler est-il parvenu à remettre à l’honneur le travail manuel et à encourager les talents créatifs ?


Réponse


Le « Front du Travail »


Arrivés au pouvoir, les nationaux-socialistes créèrent le Front du Travail. En février 1937, le monde de l’artisanat fut profondément remanié. Sous l’égide du Front du Travail, des corps de métiers (Gewerke) furent créés. Groupés par professions, ils réunissaient les patrons, les ouvriers et les apprentis auparavant séparés dans des associations indépendantes (et parfois rivales). Chaque corps de métiers possédait une maison commune (Gemeinschaftshaus) qui en formait le centre culturel et social. Il était également chargé de former un groupe d’atelier (Werkschar), sorte de « troupe de choc doctrinale ». En outre, dans chaque localité, tous les artisans du Front du Travail allaient être réunis en un groupe artisanal local, dirigé par un chef de l’artisanat local. Ainsi les nationaux-socialistes parvinrent-ils à souder verticalement et horizontalement le monde de l’artisanat, ce qui permit de créer des structures d’aide et d’émulation.

Le « fonds d’établissement » pour les jeunes artisans


La principale d’entre elles était le « fonds d’établissement ». Ce fonds permettait d’attribuer à de jeunes artisans désireux de s’établir un crédit personnel ainsi qu’une somme permettant de constituer un fond de roulement pour trois mois. Pour en bénéficier, le jeune devait être membre du Front du Travail, avoir suivi les cours professionnels du Front du Travail, pris part aux concours de métiers et « avoir fait preuve d’un bon esprit à l’égard des doctrines nationale-socialistes »[1]. Grâce à ce fonds, les jeunes artisans capables mais dont les parents n’étaient pas assez riches pour leur permettre de s’installer allaient tout de même pouvoir débuter dans la vie sans être contraints de rester ouvriers chez un patron ou — pire — dans une usine. Prenant la parole lors de l’instauration de cette structure d’aide, le chef du bureau de l’artisanat du Front du Travail, Paul Walter, déclara :

Il est de l’intérêt du peuple allemand que la jeune génération du patronat artisanal ne soit pas seulement recrutée d’après la situation de fortune des parents, mais que les jeunes artisans les plus capables par leurs connaissances professionnelles et par leur caractère deviennent patrons [Id.].

Bel exemple de vrai socialisme…


[1] Voy. le Bulletin périodique de la presse allemande, n° 470, p. 24
 
Old March 1st, 2013 #48
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Old March 8th, 2013 #49
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Les indices qui démontrent la réussite sociale du national-socialisme



Question


Comme « preuve » de la réussite économique du national-socialisme, on cite souvent le chômage qui aurait été quasiment éradiqué en 1938 ; il aurait alors touché 1,3 % de la population active contre 14,6 % en 1933[1]. Cependant, on connaît la facilité avec laquelle il est possible soit de truquer les chiffres (en radiant des chômeurs des listes pour des raisons diverses), soit de donner artificiellement du travail aux gens, en recourant aux formations, aux emplois inutiles sous-payées etc. A ce sujet, je note qu’en 1935, le Secours d’hiver venait encore en aide à 13 millions d’Allemands, ce qui représente un nombre bien supérieur à celui des chômeurs officiellement recensés. N’est-ce pas la preuve qu’il y avait trucage ?


Réponse


Votre erreur consiste à ne pas faire la différence entre les catégories d’assistés. Les secours n’étaient pas réservés aux seuls chômeurs complets. Les petits pensionnés, les chômeurs partiels, les veuves, les invalides en bénéficiaient également. A tous ces gens, il fallait ajouter leurs familles : épouses, enfants et, parfois, parents ou proches dépendants. Voilà pourquoi le nombre d’assistés était bien supérieur à celui des chômeurs complets recensés.

Pour l’hiver 1935-1936, ainsi — celui que vous prenez pour référence —, les aides ont été données à non seulement 1,27 million de chômeurs complets, mais aussi : 350 000 indigents assistés, 860 000 petits retraités du travail, 1,61 million d’assistés divers et — surtout — 8,70 millions de membres des familles d’assistés[2].

Les deux tiers des secours revenaient donc aux familles, c’est-à-dire en premier lieu aux épouses et aux enfants. Voilà pourquoi, je le répète, le nombre d’assistés dépassait largement celui des chômeurs (complets ou non).

A mon avis, bien mieux que les statistiques concernant le chômage, quatre indices démontrent la réussite sociale du national-socialisme : le chiffre d’affaire du commerce de détail, les versements aux caisses d’épargne, les sommes récoltées lors de la Journée (annuelle) de Solidarité nationale (le 5 décembre) et le taux d’habitants aidés par le Secours d’hiver. Les voici :

Chiffre d’affaire du commerce de détail :
1933 : 22,7 milliards de marks ;
1937 : 31 milliards de marks[3].

Versements aux caisses d’épargne :
1933 : 11,4 milliards de marks ;
1937 : 16,1 milliards de marks [Id.].

Sommes récoltées lors de la Journée de Solidarité nationale :
1934 : 4 021 000 de marks ;
1935 : 4 084 812,49 de marks ;
1936 : 5 363 267,51 de marks ;
1937 : 7 964 102,76 de marks[4].

Taux d’habitants aidés par le Secours d’hiver :
1933-34 : 25,3 %
1934-35 : 21,1 %
1935-36 : 19,4 %
1936-37 : 16,1 %[5].

Le troisième indice est très éloquent : plus les années passaient, plus il y avait de dons, ceux-ci ayant presque doublé en trois ans. Considérés avec les deux premiers, il apporte la preuve non seulement que les citoyens gagnaient plus, mais aussi que le tissu social s’était resserré sous Hitler, car la générosité des gens dépend avant tout de leur sentiment d’appartenance à une communauté de destin. Voilà pourquoi suite à la publication de ces résultats, un dignitaire allemand, Günter d’Alquen, put déclarer :

Nous voulons nous démontrer et nous nous démontrerons à nous-mêmes que le mouvement national-socialiste dépasse de plus en plus les cadres du Parti et les organisations, pour devenir la possession commune au fond du cœur de tout un grand peuple[6].

De même que le dons augmentaient, le taux des gens à aider diminuait sensiblement, passant de 25 % à 16 %. C’est sans conteste une preuve de réussite sociale… que les démocraties envient. Le 17 avril 1937, d’ailleurs, la National-Zetung écrivit :

Où donc, dans le monde des démocraties, hélas ! si satisfaites d’elles-mêmes et si présomptueuses y a-t-il une œuvre de solidarité identique ou seulement analogue ? Le grandiose résultat de l’œuvre du Secours d’hiver jette bas toutes les lamentables excitations de certaines coteries à l’étranger… En pratiquant ainsi en Allemagne, le socialisme agissant, nous pratiquons en même temps le christianisme en action[7].

Quelques mois plus tard, ce même journal déclara :

Dans d’autres pays, on fait de la « démocratie » la panacée de toutes les difficultés. On a élevé sur le pavois les principes de la « liberté », de l’ « égalité » et de la « fraternité » et l’on ne se lasse pas de présenter ce fait comme le degré suprême auquel on peut arriver. Mais, c’est justement dans les pays où l’on adore la démocratie, où l’on dispose d’immenses territoires pour en exploiter le sol, que règne la crise pendant la saison froide, que les malheureux font des marches de la faim et viennent même frapper à la porte des pouvoirs politiques[8].



[1] Source : François-Georges Dreyfus, Le IIIe Reich (éd. de Fallois, 1998), coll. « Le livre de poche », p. 218.

[2] Voy. le Bulletin périodique de la presse allemande, n° 465, p. 21, col. A.

[3] Voy. Deutsche Allgemaine Zeitung, 27 janvier 1938.

[4] Sources : le Bulletin périodique de la presse allemande. Pour 1934 à 1936, Bulletin n° 468, 14 février 1937, p. 23. Pour 1937, Bulletin n° 479, 30 décembre 1937, p. 28.

[5] Voy. le Bulletin périodique de la presse allemande, n° 477, 26 septembre 1937, p. 20.

[6] Voy. le Völkischer Boebachter, 7 octobre 1937.

[7] Voy. la National-Zeitung, 17 avril 1937.

[8] Voy. la National-Zeitung, 6 octobre 1937.
 
Old March 16th, 2013 #50
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L’œuvre des infirmières nationales-socialistes



Question


Dans l’une de vos études, vous affirmez que sous Hitler, « des infirmières rétribuées visitaient les familles de la campagne pour s’assurer la bonne santé de la progéniture ». Vous appuyez cette affirmation par une photographie certes très belle, mais qui ne prouve finalement pas grand-chose. Pouvez-vous me donner davantage d’informations sur ce sujet ?


Réponse


Sous Hitler, le service d’assistance sociale, dont le chef était M. Hilgenfeldt, avait créé trois grands mouvements d’infirmières : la Croix Rouge allemande (qui ne nous intéresse pas ici) les infirmières nationale-socialistes (NS Schwestrenschaft, fondé le 17 mai 1934) et la Ligue des infirmières libres. Ces dernières étaient rattachées à l’assistance nationale-socialiste ; elles collaboraient aux œuvres d’assistance dans les cliniques, les sanatoriums, les infirmeries d’usine, les pouponnières, les garderies et les autres services d’hygiène ou d’assistance.

Les infirmières nationale-socialistes sont celles qui nous intéressent ici. Elles s’occupaient des questions d’hygiène et d’assistance des services communaux ; elles remplissaient la fonction d’assistantes sociales, avec la mission de créer « un état d’esprit favorable à la natalité », et s’occupaient des futures mères en assurant les consultations prénatales dans maternités. Une fois l’enfant né, l’infirmière veillait à la santé du nourrisson et donnait des conseils à la mère au sujet de l’alimentation et de l’hygiène. Par la suite, elle devait assurer le suivi, écartant de l’entourage les malades contagieux, visitant régulièrement le jeune après son entrée à l’école et proposant l’envoi en colonie de vacances. Une fois l’enfant devenu grand, c’est à elle qu’il devrait s’adresser au moment de fonder une famille[1].

En 1937, il y avait 8 000 infirmières alors que les besoins se montaient à 15 000. Leur formation était la suivante : avant d’entrer dans une école, elles devaient effectuer, comme toutes les jeunes filles allemandes (depuis janvier 1937), un stage de « travaux ménagers ». Ce stage consistait à aider une famille de la ville et une famille rurale afin d’acquérir « la connaissance de toutes les questions concernant l’économie domestique et la direction ménagère ». Une fois à l’école, les élèves commençaient par travailler dans des jardins d’enfants ou dans des pouponnières afin d’apprendre à soigner les petits. En même temps, elles devaient fortifier leur santé par une pratique régulière des sports. Ensuite, elles allaient suivre des cours destinés à leur faire acquérir les connaissances spéciales suivant les fonctions auxquelles elles se destinaient.

La formation était entièrement gratuite, mais en contrepartie, les élèves devaient s’engager à travailler au moins deux années comme infirmières. Leur travail était rémunéré suivant leur ancienneté et leur grade. Les plus volontaires (et les plus douées) pouvaient suivre des cours dans une école de perfectionnement afin de devenir infirmière-major, directrice ou, au plus haut, infirmière régionale de confiance du Parti. Le versement d’une pension était en outre prévu à la retraite[2].


[1] Voy. la Westfälische Landeszeitung, 28 février 1938, compte rendu de l’allocution de Kathe Boettger, supérieure du corps des infirmières nationale-socialistes.

[2] Voy. la Deutsche Allgemeine Zeitung, 8 janvier 1938 et la Westfälische Landeszeitung, 28 février 1938.
 
Old March 24th, 2013 #51
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Françaises et Français incrédules, réjouissez-vous : vous n'aurez plus à passer par proxy pour voir les vidéos de Vincent Reynouard sur youtube! En effet, lassé de les voir censurées par un hébergeur à la solde du Grand Capital apatride et immigrationniste, Vincent Reynouard nous a fait l'honneur de nous en confier quelques-unes afin que nous leur assurions la diffusion qu'elles méritent. Ainsi, grâce à la Sororité Aryenne, la France va renouer avec la tradition de liberté d'expression dont elle s'enorgueillit depuis des siècles, et dont les suppôts de la ploutocratie consumériste et décadente voudraient priver ses citoyens.


Consécutivement à la suppression de notre blogspot par les forces judéo-maçonnes éjaculatrices précoces, les vidéos de Vincent Reynouard hébergées par la Sororité Aryenne sont désormais visibles ici :

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Nemo me impune lacessit: sanctificetur nomen meum, adveniat regnum meum, et fiat voluntas mea in terra

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Old March 24th, 2013 #52
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Les spectacles sous Hitler



Question


Vous affirmez que le national-socialisme a supprimé les spectacles de mauvais goût comme ceux qu’Ambroise Got avait pu voir sous la république de Weimar[1]. Pour cela, il a dû prendre des mesures, c’est-à-dire édicter des textes de lois, des directives. Mais vous n’en citez aucune, ce qui fragilise votre exposé. Pourriez-vous combler cette lacune ?


Réponse


Le 15 mai 1935, le gouvernement national-socialiste promulgua une loi qui instituait un statut général pour tous les théâtres du Reich[2].

Contrairement à ce qu’on a pu prétendre, ce texte n’avait pas été rédigé dans le but de mettre les scènes en coupe réglée. Les directeurs de théâtres avaient le droit de faire jouer les pièces qu’ils voulaient, mais le ministre de la Propagande pouvait intervenir pour interdire certains spectacles ou, au contraire, en maintenir certains autres (dans la mesure où un tel maintien pouvait être tolérable pour l’entrepreneur).

Pour le cinéma, les autorités procédèrent différemment. Elles créèrent une « corporation du cinéma » qui rassemblait les metteurs en scène, les producteurs, les techniciens et les acteurs. Lorsque le besoin s’en faisait sentir, le ministre de la Propagande réunissait la corporation pour lui donner des directives. Une réunion de ce genre eut lieu par exemple le 14 décembre 1935 à Berlin[3]. Là encore, il ne s’agissait pas de mettre le 7ème art en coupe réglée, mais, tout d’abord, de rationaliser le travail afin d’obtenir des résultats meilleurs. J. Goebbels proposa par exemple :

- la répartition de la production sur toute l’année, afin d’éviter l’encombrement et le travail hâtif en certaines saisons, suivi du chômage ;

- l’interdiction, pour les producteurs, d’exiger que les directeurs de salle soient obligés de commander un film avant qu’il ne soit achevé, afin de diminuer les risques de commandes à l’aveuglette ;

- l’interdiction de commencer un film avant que les rôles ne soient achevés et remis pour l’étude aux acteurs une semaine au moins avant les prises de vue ;

- le relèvement et l’étalement sur toute l’année de l’appointement des acteurs, cela afin qu’il leur soit possible de refuser toute production n’ayant pas un caractère artistique sérieux.

En 1935, la production du cinéma allemand se montait à 180 films par an, soit quinze par mois. Lors de la réunion de décembre à Berlin, J. Goebbels déclara que chaque année, on comptait « 3 à 6 bons films », « le théâtre ne [pouvant] présenter des résultats aussi satisfaisants »[4]. En 1937, sur 95 films, « 3 [furent reconnus] recommandables pour leur haute valeur, 18 pour leur valeur artistique et 3 pour leur valeur raciale »[5]. Preuve que les nationaux-socialistes étaient loin de régenter le monde de spectacle, sans quoi ils auraient jugé bons la majorité des pièces et des films produits…

Finalement, la hausse du niveau moral des spectacles sous Hitler doit être recherchée moins dans les lois et les directives publiées à partir de 1935 que dans l’émigration d’une grande partie des individus qui, sous Weimar, concevaient, produisaient et mettaient en scène les pièces et les films sordides.

Ceux qui restèrent (il s’agissait des moins décadents) pensèrent trouver une voie de sortie en produisant des spectacles d’un goût toujours douteux mais à caractère patriotique, destinés à être joués dans les cérémonies nationale-socialistes. Sans doute supposaient-ils que le patriotisme excuserait le malséant. Ils se trompaient. Le 10 novembre 1935, J. Goebbels publia une note énergique qui dénonçait le « mauvais goût patriotique »[6]. Il ordonna un contrôle renforcé de tous les projets destinés aux cérémonies.

On aurait cependant tort d’en déduire que les nationaux-socialistes furent des puritains. En décembre 1935, J. Goebbels affirma que la censure ne devait « pas être mesquine et se choquer d’une saine gaîté ». Et de préciser (en substance) :

Le national-socialisme ne veut pas d’une atmosphère de puritanisme. […] le cinéma ne doit pas être guindé et se lancer dans les tirades héroïques à jet continu. Le peuple va au cinéma pour se distraire. Les producteurs devront toujours penser qu’ils travaillent pour le peuple tout entier. Ils devront présenter la vie telle qu’elle est, mais avec un sincère optimisme[7].

Un an plus tard, lors d’une assemblée de la Chambre de la Culture, le ministre de la Propagande s’éleva « contre les hypocrites qui, sous prétexte de décence, prétend[ai]ent bannir de l’art une certaine sensualité »[8].

Le national-socialisme chercha toujours le juste équilibre…



[1] Voir hitler_providence.htm le chapitre intitulé : « Réponse à une objection : le national-socialisme a-t-il favorisé la débauche ? »

[2] Voy., par exemple, le Hamburger Fremdenblatt du 16 mai 1935.

[3] Voy. la Deutsche Allgemeine Zeitung, 15 décembre 1935.

[4] Voy. le Bulletin périodique de la presse allemande, n° 455, p. 27, col. B.

[5] Ibid., n° 479, p. 35, col. A.

[6] Voy. le Völkischer Beobachter, 11 novembre 1935.

[7] Voy. le Bulletin périodique de la presse allemande, n° 455, p. 27, col. B.

[8] Voy. le Bulletin périodique de la presse allemande, n° 467, 9 novembre 1936, pp. 30-1.
 
Old April 1st, 2013 #53
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Un mensonge éhonté de Simone Veil

Dans sa livraison du 19 janvier 2005, à l’occasion du soixantième anniversaire de la libération d’Auschwitz, Paris Match a publié un entretien entre Alain Genestar et Simone Veil, enregistré immédiatement après leur visite du camp.

Nous publions un fragment de cet entretien ainsi qu’une légende accompagnant une photo S. Veil. L’ancienne déportée prétend que pendant son séjour à Birkenau, en 1944, elle n’aurait jamais pu voir le ciel à cause de la « fumée noire » des crématoires qui recouvrait le camp. La légende de Paris Match confirme : à cause de cette fumée qui obscurcissait le ciel en permanence, S. Veil « ne se souvient pas avoir vu le soleil en 1944 » (voir les documents issus de Paris Match : cliquez ici).

De qui se moque-t-on ? Les historiens connaissent les clichés aériens pris de mai à septembre 1944 par les avions alliés très haut au-dessus d’Auschwitz. La visibilité au sol est parfaite. Le soleil éclaire sans problème le camp. Aucun nuage de fumée noire (ou même blanche) ne vient gêner l’observation.

Début 2004, la presse a même publié l’un d’eux, pris le 23 août 1944 à 11 heures, en affirmant qu’il venait prouver l’ « Holocauste ». Le document est très net ; on ne voit qu’une minuscule colonne de fumée blanche…
Ajoutons que dans son témoignage publié sous le titre : Vivre, c’est vaincre, André Rogerie raconte que lors de son séjour à l’hôpital de Birkenau (en 1944), il allait quotidiennement prendre l’air sur le stade, « sous le chaud soleil de Haute-Silésie » (voir ces documents : cliquez ici).

Simone Veil n’est qu’une pitoyable menteuse...
 
Old April 5th, 2013 #54
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Les enfants juifs d’Auschwitz évacués


Lorsque, le 11 avril 1945, les Américains libérèrent le camp de Buchenwald, ils trouvèrent mille enfants juifs dans la baraque n° 66. Aussitôt, ils câblèrent à l’Œuvre de Secours aux Enfants à Genève : « Avons trouvé un millier d’enfants juifs à Buchenwald. Prenez des mesures pour les évacuer sans délai »[1] (voir la couverture du livre qui leur est consacré : cliquez ici).

Pris en charge, plusieurs centaines d’entre eux furent conduits par train spécial vers la France. Le 9 juin, la presse française annonça leur arrivée sur le territoire, parlant d’ « enfants de Buchenwald ». Le quotidien Les Nouvelles du Matin lança :

voilà ceux que le 4 avril l’avance américaine a sauvés d’un camp d’extermination sur lequel ils étaient dirigés[2] (cliquez ici pour voir le document).

Ainsi voulait-on faire croire que les « nazis » amenaient ces petits juifs dans un camp d’extermination, pour les y gazer bien entendu. Or, si l’on accepte la thèse officielle, c’est le contraire qui était vrai. En compagnie d’environ 60 000 autres détenus, ces enfants juifs avaient été évacués six mois plus tôt du camp… d’Auschwitz. Début mars, ils étaient arrivés à Buchenwald où ils avaient été logés dans la baraque 66.

On comprend la gêne des fanatiques de la Mémoire. Tout, dans l’histoire de ces enfants, contredits la thèse officielle : déportés — et peut-être même nés — à Auschwitz, ils n’ont pas été gazés. Évacués vers Buchenwald, ils n’ont pas été abandonnés à leur sort.

Comment, après cela, croire que les Allemands avaient planifié un « Holocauste », en commençant se surcroît par les bouches inutiles ?


[1] Voy. Judith Hemmendinger, Les enfants de Buchenwald (éd. Pierre-Marcel Favre, 1984), p. 13.

[2] Voy. Les Nouvelles du Matin, 9 juin 1945, article intitulé : « Un convoi d’enfants est arrivé hier venant de Buchenwald ».
 
Old April 8th, 2013 #55
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Old April 15th, 2013 #56
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« 6 millions » ? Méfions-nous des analyses sommaires

Le principal argument opposé aux révisionniste consiste à dire : « Si les juifs n’ont pas été tués, qu’étaient-ils devenus en 1945 ? » Ceux qui l’assènent se souviennent généralement des cartes légendées publiées dans les articles de vulgarisation ou dans les manuels scolaires ; pour chaque pays, on lit deux nombres : les juifs comptés avant 1939 et ceux qui restaient en 1945 (voir un document de ce genre). A cela, les révisionnistes répondent qu’un juif absent après la guerre n’avait pas forcément été assassiné et n’était même peut-être pas mort : l’émigration, les déplacements forcés ou les changements d’identité peuvent expliquer bien des « disparitions »…

80 % des juifs birmans « disparus » en 1945


Un cas patent est celui de la Birmanie, occupée par les Japonais entre 1940 et 1945. Au début du siècle, les juifs étaient environ 2 500 dans le pays. Sachant qu’aucune crise n’avait eu lieu, qui aurait entraîné une forte émigration, on peut présumer qu’en 1939, la population était proche de ce nombre. Or, après 1945, seuls 500 juifs vivaient encore en Birmanie. Doit-on en conclure que les 2 000 absents (soit 80 % du total) avaient été assassinés ? Non. Fax de Jérusalem et du monde juif nous apprend qu’au début de l’occupation, les juifs émigrèrent en Inde et que : « Seuls 500 revinrent en Birmanie après la guerre » [Voy. Fax de Jérusalem et du monde juif, n° 367, 26 octobre 2007, p. 13, col. C. : cliquez ici]. Preuve qu’une baisse sensible d’une population au terme d’une guerre n’est pas nécessairement la preuve d’un massacre organisé.

Pologne : de nombreux « survivants » restés inconnus


Le cas de la Pologne est encore plus intéressant. Dans une autre livraison, Fax de Jérusalem et du monde juif, explique :

En 1945, le nombre de juifs en Pologne n’était plus que de 280 000. La plupart ont choisi d’émigrer en Israël ou aux USA, immédiatement après la guerre ou lors des campagnes antisémites du régime communiste dans les années 50 ou encore en 1968[1].

Cette estimation est en accord avec le nombre de juifs venus de Pologne en Israël entre 1945 et 1956 : 278 000 [Voy. Israël, histoire d’un peuple (Les Éditions Nationale, Jérusalem, 1958), carte reproduite au début du chapitre 2 : cliquez ici.]. Cependant, les auteurs continuent :

Mais de nombreux juifs [polonais] qui avaient survécu en réussissant à cacher leur identité ont décidé de ne rien changer afin de protéger leurs enfants. Ce fut souvent le cas dans les familles mi-catholiques, mi-juives ou dans celles qui étaient athées. Les nouveaux juifs de Pologne veulent aussi que les autres juifs […] cessent de considérer leur pays comme un vaste cimetière : « Les autres juifs doivent voir qu’il y a une réalité de la vie juive en Pologne », affirme Anna Janot-Szymanska, dont la sœur dirige le Centre culturel juif[2].

Ce texte démontre que :
1°) De « nombreux juif » polonais ont survécu qui, même après 1945, n’étaient plus, officiellement, des juifs. Tous avaient donc « disparu », mais n’étaient pas morts pour autant. Ils étaient là, bien vivants, en Pologne même ;
2°) Le nombre fut suffisant pour conserver une « réalité juive » en Pologne.

Il serait intéressant de savoir combien furent ces « survivants ».

Aucune enquête sérieuse


J’ajoute que si, aujourd’hui, les fanatiques de la Mémoire parlent de 280 000 juifs en Pologne après la guerre, ce n’est pas sur le fondement de recherches statistiques sérieuses, mais parce qu’un nombre très proche était arrivé en Israël entre 1945 et 1956.
Dans son ouvrage, ainsi, R. Hilberg consacre près de quatre pages aux « assassinés » de Pologne[3]. Mais il ne cite aucune étude qui aurait été effectuée sur le terrain après-guerre. Pour parvenir à 3 millions de victimes, il s’appuie tout d’abord sur le fameux « Rapport Korherr » (statisticien allemand qui, en 1942, avait été chargé par Himmler d’étudier les mouvements de population juive dans l’Europe occupée) en partant de principe que, dans ce document interne, le terme « évacuations » était un euphémisme utilisé pour « extermination ». Puis, sur la base de rapports d’activité découverts dans les archives du RSHA, il invoque les « fusillades à ciel ouvert » qui auraient fait, selon lui, 600 000 victimes (p. 1040). 600 000 victimes fusillées puis enterrées, ça laisse des traces. Du moins cela devrait… Mais R. Hilberg s’en moque ; pas une seule de ses références ne mentionne un rapport de fouilles qui auraient été organisées après la guerre.
Il en conclut qu’en Pologne « le nombre des survivants et des morts pour des causes étrangères à l’Holocauste n’a pas pu dépasser 400 000 » (p. 1041). Par la suite, il fut facile de dire : 278 000 émigrants après 1945, cela fait donc 280 000 survivants (+ 120 000 morts pour d’autres raisons que l’ « Holocauste »)…

Pour plus d’information sur le chiffre des six millions, cliquez ici.


[1] Voy. Fax de Jérusalem et du monde juif, n° 370, 25 janvier 2008, p. 13, col. B.

[2] Voy. Fax de Jérusalem et du monde juif, n° 370, 25 janvier 2008, p. 13, col. B et C.

[3] Voy. La destruction des juifs d’Europe (éd. Fayard, 1988), pp. 1037-1041.
 
Old April 20th, 2013 #57
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A l'occasion du 124ème anniversaire de la naissance d'Adolf Hitler, Vincent Reynouard démontre qu'en Allemagne, les nationaux-socialistes ne se sont pas imposés par la terreur. Le péril communiste et l'effroyable crise qui frappait le pays rendaient nécessaires les mesures qui restreignaient (voire supprimaient) les libertés individuelles, y compris l'ouverture de "camps de concentration".
 
Old May 24th, 2013 #58
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Dans cette vidéo, Reynouard démontre que l'attaque de l'URSS en juin 1941 n'avait pas pour raison la conquête d'un "espace vital" et que nulle part, dans "Mein Kampf", Hitler aurait laissé entendre qu'il allait exterminer les juifs.
 
Old May 27th, 2013 #59
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Dans cette vidéo, Vincent Reynouard s'appuie sur de nombreux documents, et notamment sur des archives inédites du procès de Nuremberg, pour réfuter certains mensonges de la propagande concernant l'antisémitisme sous Hitler. Il prouve que l'antisémite radical Julius Streicher fut loin d'être un pilier du gouvernement national-socialiste. Il rappelle une vérité évidente sur la "Nuit de Cristal". Il explique que c'est avec la condamnation de Julius Streicher à Nuremberg qu'a été inventé le délit de "provocation à la haine". Il rend enfin hommage à cet homme qui, avec sa mémorable déclaration faite il y a 47 ans à Nuremberg, fut le premier révisionniste.
 
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