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Old September 19th, 2019 #1
alex revision
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alex revision
Default René-Louis Berclaz — Un train peut en cacher un autre

René-Louis Berclaz — Un train peut en cacher un autre

19 septembre 2019

Paru dans le Courrier du Continent

Faut-il voir dans les faits d’actualité mis en épingle par les gros médias des écrans de fumée destinés à masquer les véritables enjeux ? Ce point de vue sera bien sûr assimilé au « conspirationnisme » par les grosses têtes ramollies par le matraquage incessant de la pensée unique.

Réchauffement climatique oblige, les réfractaires et autres incrédules sont condamnés à boire de la tisane tiède depuis qu’il est possible de les contrôler à distance via un formatage intensif généré par la dictature des réseaux sociaux. Voilà de quoi refroidir les ardeurs des « têtes chaudes », et diminuer par la même leur nocive empreinte carbone…

Les incorrigibles admirateurs des grands phares de l’humanité n’ont pas encore compris que l’activité cognitive d’origine humaine peut être avantageusement remplacée par l’intelligence artificielle. Les peuples européens pourront ainsi faire l’économie de réfléchir à leur destin. Pourquoi s’échauffer la bile en palabrant sur des sujets qui fâchent alors qu’il suffit de tripoter un écran magique pour découvrir séance tenante les solutions du futur ?

Des esprits chagrins pourront certes s’étonner de la pertinence d’un inéluctable réchauffement climatique qu’il conviendrait d’associer d’emblée à la néfaste activité humaine.

Soyons rassurés : en déployant contre ces moineaux à vocation écocidaire l’arsenal prodigieux des « mythes incapacitants », les trublions seront littéralement exterminés en plein vol. L’agression de la nature par l’homme est un crime qu’il convient de prendre très au sérieux. L’homme ne pouvant vivre sans travailler, il ne peut que générer une empreinte carbone et donc contribuer au réchauffement climatique…

On devine ce que cet enjeu implique en poussant le raisonnement jusqu’à ses ultimes conséquences, à savoir la régulation drastique des surnuméraires dans le but bien compris de contrôler le climat pour sauver la planète… ce qui veut dire que les innombrables experts du climat ne sont pas compris dans les surnuméraires !

Il s’agit-là d’un choix cornélien : comment en effet réaliser des promesses inconciliables avec les restrictions imposées par le réchauffement climatique, comme par exemple des acquis sociaux pour tous ?

C’est dire que ces belles promesses vont directement rejoindre le musée des illusions perdues, où le gogo empaillé côtoie la fusée du surnuméraire en service commandé prêt à partir dans la Lune pour voir si Macron y est… On y découvre aussi le rétroviseur dans lequel on aperçoit l’avenir radieux qui s’éloigne dans le lointain…

On nous mène en bateau en nous invitant à monter dans un train en ignorant tout de sa destination. Des gamines impertinentes viennent doctement nous raconter que ce train ne peut pas circuler ailleurs que sur une voie unique déjà toute tracée, où les convois se suivent en cadence serrée. Si vous avez la chance d’y avoir une place assise, ne regardez surtout pas la mine inquiétante de votre voisin et concentrez-vous sur le petit écran qui vous donnera les instructions nécessaires à votre survie.

N’essayez pas non plus de regarder par la fenêtre pour chercher à comprendre où l’on vous mène : vous seriez tenté de descendre du train en marche…

Voilà en gros quel est la politique des démocraties soumises à l’emprise des manipulateurs du réchauffement climatique et de leurs mentors de l’ombre. C’est pourquoi le train de la démocratie ne peut jamais s’arrêter, même si cette fuite en avant le conduit droit dans le mur.

Quant aux voyageurs qui voudraient descendre à l’arrêt pour se changer les idées, on leur explique que leur place n’est pas réservée et qu’elle risque d’être prise par un autre. Une fois sur le quai, ils pourraient se rendre compte qu’il existe tout un réseau ferroviaire, des gares, des aiguillages et surtout des contrôleurs vigilants…

Dans le film « Shoah » (1985), d’une durée de dix heures, le réalisateur Claude Lanzmann insiste lourdement sur la symbolique des « trains de la mort », un aller-simple pour d’innocents déportés voués à un destin fatal mais laissés bien sûr dans l’ignorance de leur destination finale. Si seulement ils avaient su ce que nous savons après coup le pire aurait pu être évité !

Le message semble limpide : il faut éviter à tout prix de monter dans le premier train qui s’arrête sans savoir où il va. Mais comme les trains suivants vont dans la même direction, le choix est bien sûr illusoire. Cet avertissement qui utilise la rhétorique de l’inversion accusatoire ne concerne que les « descendants » des « survivants » et eux seuls : les autres voyageurs ne sont que du bétail, et l’on sait que le sort du bétail est de finir à l’abattoir…

Dans un registre onirique, Jean Raspail a écrit avec « Septentrion » (1979) un roman qui décrit la fuite vers une mythique « Ultima Thulé » d’un dernier carré de résistants opposés à la dictature insidieuse qui s’est abattue sur une paisible contrée nichée au cœur de la vieille Europe.

Une sournoise révolution s’y est accomplie sans violence, une lente subversion y a gangréné peu à peu des esprits pourtant réputés libres, un poison y a contaminé les intelligences, une chape de plomb y a recouvert tout débat critique qualifié aussitôt de discours de haine par les maîtres de l’heure.

La brillante compagnie qui incarne à elle seule toutes les qualités, mais aussi tous les défauts de la vieille Europe, s’agite dans son bocal en fonçant vers le Grand-Nord comme si le sort de la civilisation dépendait de cette folle équipée.

Jean Raspail lui-même se met en scène en la personne du guide de cette odyssée sans retour, incarnant un aventurier flamboyant passionné par le destin des peuples disparus.

Mais le convoi des fuyards est pris en chasse par un train que l’on devine rempli de coupe-jarrets attirés par la perspective d’un pillage en règle et d’un joli massacre. Sans aller jusqu’à la confrontation directe, les résistants de la dernière heure s’ingénient avec un certain succès à multiplier les chausse-trappes pour entraver la marche de leurs poursuivants.

Mais voilà ! En chaud partisan de la douche écossaise, Jean Raspail ne tarde pas à balancer un grand seau d’eau froide sur la tête des nostalgiques de ces grandes causes perdues afin de les tirer des rêveries qu’il a lui-même suscitées par ses enchantements !

En guise de dénouement à la folle aventure des attachants personnages de son récit, Jean Raspail sort de son chapeau une coupure de presse encore plus glaçante que les neiges du Septentrion : « On a retrouvé quelque part dans le Grand-Nord un train sanitaire abandonné sur une voie de garage. Les passagers, des patients qui avaient été évacués d’un hôpital psychiatrique, étaient tous morts de froid. »

En faisant lui-même dérailler le train, Jean Raspail dévoile brutalement le sens de son récit qui apparaît pour ce qu’il est vraiment : une métaphore du Grand hiver démographique qui frappe les peuples blancs. Quant à la réaction de fuite, ce n’est rien d’autre qu’une défaite assumée, une capitulation sans condition en forme d’abandon, voire de soumission. Mieux vaut donc périr sur place en combattant jusqu’au bout plutôt que reculer d’un pas. Il faut être fou à lier pour en douter…

La forêt – notre matrice – avance ou recule au gré des cycles de la nature ou de l’emprise de l’homme. De même que la civilisation, la forêt peut disparaître très vite, mais quand elle revient, elle le fait toujours très lentement. L’arbre, quant à lui, ne bouge jamais. Un arbre déraciné est un arbre mort ; de même, un homme déraciné est un homme mort.

Les nomades parasites le savent bien, eux qui cherchent par tous les moyens à couper les peuples européens de leurs racines.

Karl Marx lui-même le confirme dans les pages de son organe de presse : « Le destin des autres peuples et races, petits ou grands, est de périr dans l’holocauste révolutionnaire. » Karl Marx, Die Neue Rheinische Zeitung, janvier 1849.

Ces « espérances planétariennes » se sont réalisées bien au-delà de ce que Karl Marx avait prophétisé en 1849.

Et les peuples blancs, subjugués par les Niagara de mensonges des crypto-marxistes talmudiques et génocidaires, iront acheter à leurs bourreaux la corde qui les étranglera. Jusqu’au jour où la forêt se mettra en marche… On a encore le droit de préférer Shakespeare à Karl Marx !

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Publié par le Courrier du Continent No 611 (septembre 2019).

Demandez un exemplaire gratuit à l’adresse suivante : Editions de Cassandra, case postale 141 CH-3960 Sierre (Suisse)

https://grandfacho.com/?p=23583
 
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